jeudi 9 février 2017

Défense antimissiles balistiques : des succès qui n’ont rien de réjouissant

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et Israël perfectionnent leurs outils de dissuasion nucléaire – quel ennemi visent-ils ? La méfiance se renforce et les conséquences politico-militaires s’annoncent graves, estime l’analyste Philippe Migault.
Nombre d’institutions, de lobbies, de courants de pensée, de formations politiques et de médias s’ingénient, depuis une dizaine d’années, à évoquer régulièrement un retour de la guerre froide entre la Russie et «l’Occident».
Tous soulignent, régulièrement, les efforts consentis par les autorités russes pour moderniser leur outil de dissuasion nucléaire, qualifiant cette politique de «nouvelle course aux armements».
Avec 348 milliards de dollars d’investissements dans le nucléaire militaire entre 2015 et 2024, les Etats-Unis peuvent difficilement donner des leçons
Tous oublient de préciser que les investissements russes visent à remplacer des armements obsolètes, en fin de vie, non à muscler un dispositif déjà performant.
Tous se gardent bien de rappeler que les «Occidentaux» conduisent d’onéreux programmes de modernisation analogues, qu’il s’agisse des Américains, des Britanniques, ou des Français. Il est vrai qu’avec une enveloppe de 348 milliards de dollars d’investissements prévus dans le nucléaire militaire entre 2015 et 2024, les Etats-Unis, notamment, peuvent difficilement donner des leçons.
Tous ignorent, ou feignent d’ignorer, que le nombre d’armes nucléaires n’a cessé de décroître depuis la fin de la guerre froide, avec une nouvelle étape en 2010, le traité New START, conclu entre Russes et Américains, limitant encore le plafond de têtes nucléaires opérationnelles autorisé.
Tous, enfin, semblent tenir pour quantité négligeable la course aux armements réellement engagée, elle, la plus inquiétante, autour des technologies de défense antimissiles balistiques (DAMB).
La technologie de DAMB a une forte signification politique. Elle souligne et renforce un climat de méfiance réciproque
Celle-ci, comme l’arme nucléaire, est, dans une certaine mesure, une arme de non-emploi. Le nucléaire dissuade du nucléaire (entre autres) : le schéma est défensif. Celui de la défense antimissiles est analogue : pas d’agression, pas d’usage. Sauf que le développement d’une technologie de DAMB a, elle aussi, une forte portée politique.
Elle souligne et renforce, en premier lieu, un climat de méfiance réciproque.
Elle peut aussi indiquer que l’une des parties d'un éventuel conflit conçoit l’échange de missiles balistiques comme une bataille qui peut être gagnée. Cela peut se comprendre dans le cas d’un conflit asymétrique opposant un Etat doté d’armes modernes, couplées à une DAMB performante, à un autre Etat doté de missiles balistiques rustiques. C’est le cas d’Israël vis-à-vis de ses voisins du Proche et Moyen-Orient. Mais cela ne peut se concevoir dans le cadre d’une confrontation entre deux nations dotées d’armes nucléaires performantes, affrontement qui ne saurait dégager un «vainqueur».
A cette aulne, on peut considérer que la Russie, les Etats-Unis et leurs alliés n’ont aucune raison de s’alarmer des investissements consentis en matière de DAMB par les uns et les autres. Le mécanisme de la destruction mutuelle assurée, le fameux MAD, suffit à interdire tout risque de guerre compte tenu de la modernisation constante des arsenaux, rendant caduque toute défense antimissiles. Pourtant les dispositifs de DAMB, aussi incapables soient-ils d’arrêter des missiles intercontinentaux performants, ne peuvent pas être ignorés par les puissances nucléaires majeures.
En premier lieu parce qu’elles obligent celles-ci à maintenir une veille pour s’assurer qu’aucune rupture technologique n’est susceptible de remettre en question l’équilibre de la terreur. Ensuite, parce qu’elles choisissent systématiquement de conjurer un tel scenario-catastrophe en investissant sans cesse davantage dans des vecteurs de plus en plus performants. Enfin, parce que les programmes de défense antimissiles ne visent pas seulement à se prémunir de quelque dictateur fou doté d’une poignée de SCUD améliorés. Ils ont surtout un objectif politique : celui de fédérer autour de la puissance détenant les technologies antimissiles les plus performantes les alliés les plus faibles, ne disposant pas des moyens de dissuader une frappe de missiles ennemis.
Washington sait parfaitement qu’aucune des armes antimissiles de son arsenal n’est en mesure d’intercepter un ICBM russe ou de s’opposer à une vague de fusées chinoises
Or c’est précisément ce que les Etats-Unis souhaitent, dans le Pacifique, en Europe ou au Moyen-Orient. Washington sait parfaitement qu’aucune des armes antimissiles de son arsenal n’est en mesure d’intercepter un ICBM (Missile ballistique intercontinental) russe ou de s’opposer à une vague de fusées chinoises. Mais en instrumentalisant ses missiles SM-3, ou THAAD vis-à-vis de la Corée du Nord, ou de l’Iran, la Maison-Blanche se constitue de fait une clientèle de vassaux en Asie (Japon, Corée du Sud, Taïwan), au Proche et Moyen-Orient (Israël, Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar) et en Europe (OTAN), dont la plupart ne songent nullement à la menace iranienne ou nord-coréenne, mais bien davantage à s’assurer de l’alliance américaine vis-à-vis de la Russie et de la Chine. Ce que Moscou et Pékin considèrent naturellement comme une politique américaine visant à tisser un cordon sanitaire d’Etats hostiles à leur frontière, nouvelle mouture du Containment de George Kennan.
Les succès enregistrés par Israël, première nation au monde à disposer de tous les outils d’un système de défense antimissiles multicouches, avec l’entrée en service du Arrow-3 il y une semaine, ou l’essai d’interception réussi du SM-3 Block IIA nippo-américain, le 3 février dernier, doivent être mis en perspective dans ce cadre. Au-delà de la performance technologique et des retombées industrielles et financières qui feront la joie de leurs fabricants, ils participent à une montée des tensions aussi dangereuse que coûteuse.





SOURCE : francais.rt

Côte d’Ivoire: Les soldats d’élite maintiennent leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications (Porte-parole)

Les militaires ivoiriens des forces spéciales ont assuré mercredi qu’ils maintenaient leur mouvement d’humeur entamé mardi à Adiaké jusqu‘à ce qu’ « ils aient gain de cause », a confié a Alerte info, leur porte-parole qui confirme « des échanges » avec le ministre ivoirien de la Défense Alain Donwahi.
 » Nous maintenons nos positions jusqu’à ce que nous ayons gain de cause », a dit le porte-parole des forces spéciales de la ville d’Adiaké confirmant  » des échanges » avec le ministre ivoirien de la Défense Alain Donwahi.
Les tirs ont repris mercredi vers 9H00 (GMT et locales) dans la ville d’Adiaké (Sud-est ivoirien), où des soldats ont demandé aux habitants « de rentrer chez eux », ont rapporté des témoins.
Mardi, ces militaires ont lancé par des tirs sporadiques, un mouvement de protestation à Adiaké, pour exiger le paiement d’une prime individuelle de 12 millions FCFA.
« Nous faisons partie des 8.400 » soldats, « ils ont divisé l’armée en donnant de l’argent à certaines personnes », a affirmé le porte-parole des forces spéciales, pour qui « soit on donne à tout le monde soit on ne donne à personne ».
Deux civils ont été blessés mardi par des balles perdues, lors de la mutinerie de ces soldats, selon un bilan du gouvernement.
Depuis le début de l’année, le gouvernement ivoirien fait face à une série de mutineries dans les casernes. Les soldats réclamaient le paiement de primes dont les premiers versements ont débuté le 16 janvier.






SOURCE : connectionivoirienne

Le cerveau présumé du 11 septembre écrit une lettre à Barack Obama


Le cerveau présumé du 11 septembre écrit une lettre à Barack Obama© Stringer Source: Reuters
Un attentat du 9 septembre 2001
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Les extraits les plus marquants d'une lettre de Khalid Sheikh Mohammed, organisateur présumé des attentats du 11 septembre, à Barack Obama ont été publiés par le Miami Herald. Il y critique la politique étrangère des Etats-Unis.
Le cerveau présumé des attentats du 11 septembre, Khalid Cheikh Mohammed, emprisonné à Guantanamo, a eu la possibilité de s’exprimer dans une lettre adressée personnellement à Barack Obama. Dans ce texte de 18 pages publié partiellement par le quotidien Miami Herald et déjà repris par nombreux médias, Cheikh Mohammed critique la politique étrangère des Etats-Unis, qui «a tué tant de gens innocents à travers le monde». Pour justifier les attentats qu'il aurait préparé, il énumère les griefs contre les Américains à l’étranger : Irak, Iran et auparavant, Vietnam et Hiroshima.
«Ce n’est pas nous qui avons commencé la guerre contre vous le 11 septembre. C’étaient vous et vos dictateurs dans votre pays», affirme le terroriste présumé en s’adressant Barack Obama qu’il qualifie de «tête de serpent» et de président du «pays de l'oppression et de la tyrannie».
La lettre date de janvier 2015. A l’époque elle n’avait pas atteint son destinataire, des procureurs avaient refusé de remettre la lettre, affirmant qu’elle devait être détruite en tant qu'objet de propagande. Mais les avocats de Khalid Cheik Mohammed, payés par le Pentagone, sont intervenus en septembre 2015 arguant que que ce dernier avait le droit de s’adresser au président. Un juge militaire a ordonné à Guantanamo de transmettre la lettre au président des Etats-Unis quelques jours avant le départ de ce dernier de la Maison Blanche.
Selon des avocats, Khalid Cheikh Mohammed avait commencé à écrire sa lettre en 2014 alors qu'Israël menait une opération militaire à Gaza, ce qui serait «la motivation principale pour la rédaction de cette lettre». Le cerveau présumé des attentats accuse Barack Obama du meurtre de «[ses] frères et sœurs et enfants» dans la région.
Lire aussi : Les Etats-Unis transfèrent quatre détenus de Guantanamo vers l’Arabie saoudite
Khalid Cheikh Mohammed est accusé d’être le cerveau des attentats du 11 septembre 2001 à New York. En 2003, il a été capturé lors d’une opération spéciale au Pakistan et a été détenu pendant trois ans et demi dans une prison de la CIA avant d'être transféré à Guantanamo en 2006.





SOURCE :francais.rt

Côte d’Ivoire: Fin de chômage pour Adama Toungara, recasé à la Présidence

Le chômage n’aura pas duré pour Adama Toungara, l’ex-ministre du pétrole et de l’énergie débarqué du gouvernement le 11 janvier dernier. Le Président Alassane Ouattara l’a nommé ministre conseiller auprès de lui. Au titre de sa nouvelle fonction, Adama Toungara fait partie de la délégation Ivoirienne qui s’est rendue à Hambourg le 6 février pour déposer les mémoires et la plaidoirie de l’Etat de Côte d’Ivoire dans le litige frontalier pétrolier avec le Ghana voisin.
La procédure se déroule devant le tribunal International du droit de la mer. Dans la délégation Ivoirienne figurait Thierry Tanoh, Le ministre du pétrole et de l’énergie, Ibrahima Diaby le directeur général de Petroci, l’avocat Adama Kamara et plusieurs autres spécialistes.


SOURCE : connectionivoirien

Côte d’Ivoire: négociations en cours entre l’état-major des armées et les mutins

En Côte d’Ivoire, on ne sait toujours pas ce que donnent les négociations entre l'état-major des armées et les mutins des forces spéciales qui sont à leur tour entrés dans la danse des revendications de primes. Mercredi, alors qu'on attendait une prise de parole du ministre de la Défense au sortir d'un conseil des ministres où le sujet a été évoqué c'est le porte-parole du gouvernement qui a fait une sobre déclaration.

Difficile exercice d'équilibriste que celui du porte-parole du gouvernement en temps de mutinerie. Evoquant la mutinerie d'Adiaké, le ministre Bruno Koné expliquait mercredi devant la presse que les autorités ivoiriennes réprouvent la méthode violente et approuvent le dialogue paisible.
Un dialogue oui, mais sur quoi ? À cette question, « moins on en dit mieux on se porte », répondaient les ministres interpellés à la sortie du conseil du mercredi.
Seule indication, les négociations sont en cours, les commandements de l'armée et des forces spéciales sont sur place puisque le général Sékou Touré, chef d’état-major des armées et le commandant Lassina Doumbia, patron des forces spéciales, sont à l'écoute des mutins d'Adiaké.
On envisage même, dit le porte-parole du gouvernement, une rencontre avec le ministre de la Défense à une date non encore définie. Seule certitude, ces mutineries à répétition font désordre dans un pays qui vise l’émergence en 2020 et a besoin pour cela de stabilité pour se développer. Ce type de mutineries à répétition risque d'amenuiser les ressources de l’Etat au sens large et d'impacter en particulier les soldes des militaires ivoiriens mutins ou pas.

■ Des mouvements de grogne partis de Bouaké
Cette nouvelle poussée de fièvre au sein des forces de défense et de sécurité n’est pas nouvelle. Des membres des forces spéciales des camps d'Adiaké et Olodio se sont soulevés cette semaine. Ils réclament des primes. Ce mouvement fait suite à une vague de mutinerie courant janvier. Des mouvements de grogne qui étaient partis de Bouaké début janvier avant de s'étendre à différentes régions du pays et différents corps des forces de sécurité. Le gouvernement avait promis de verser 12 millions à plus de 8 400 soldats. Cinq ont déjà été payés en janvier. Un million sera ensuite versé chaque mois. Une décision qui avait suscité des convoitises. Abidjan avait également demandé au grand commandement et au ministre de la Défense d’initier des rencontres avec toutes les composantes des forces de défense et de sécurité.
Certains canaux de discussions sont ouverts entre gouvernement et forces de sécurité. Mais les attentes restent fortes. Selon des soldats qui s'étaient soulevés début janvier, les contacts sont réguliers avec le ministre de la Défense. « C'est un homme ouvert. Le cas des primes est réglé. On discute surtout de sensibilisation des hommes », explique un de leurs représentants.
Quant aux forces spéciales en colère depuis mardi, « elles font une lecture erronée et opportuniste de la situation », dit-il. Un contact existe aussi entre démobilisés et pouvoir. Se sentant oubliés, les anciens rebelles voulaient manifester. « Le Premier ministre nous a appelés. Une réunion est prévue avant la fin du mois », explique Ladji Ouattara, un de leurs porte-paroles à Bouaké, qui appelle les forces spéciales à déposer leurs armes. « C'est triste. Ils font peur aux gens. Ils touchent leur solde. Alors que nous, nous sommes au chômage et pourtant nous restons non-violents », estime l'ex-rebelle.
Mais d'autres affirment n'avoir aucun contact avec les autorités. « Le gouvernement tergiverse », confie un sous-officier non inclus dans les versements de primes. « Les autres ont touché de l'argent. On attend la même chose », déclare-t-il.
Enfin un garde pénitencier qui s'était rebellé mi-janvier ronge son frein. « Personne n'est venu nous voir. S'il y avait un dialogue, il n'y aurait pas de tirs, dit-il avant de conclure : Un père ne peut pas traiter ses enfants différemment. Si ça continue, nous nous mutinerons encore. »



SOURCE :rfi

Armée et armées en Côte-d’Ivoire: Les caressés et les brimés

Vous n’avez pas remarqué? la Garde républicaine (GR) et la Garde de sécurité présidentielle (GSPR) ne sont pas sorties pour tuer dans l’œuf le soulèvement des éléments de la Force spéciale à Adiaké, le 07 février 2017. Tout comme elles sont restées tranquillement dans les casernes à l’occasion de la mutinerie des soudards à Bouaké, les 06 et 07 janvier 2017, laissant le Pouvoir négocier avec les soldats mécontents.
Mais quand les gendarmes, s’estimant oubliés, ont tenté, à partir du 17 janvier, d’occuper les rues pour se faire entendre notamment à Yamoussoukro, GR et GSPR ont utilisé la manière forte. Elles sont sorties de leur silence pour lancer l’assaut, occasionnant quatre tués. Dans les FRCI devenues FACI, il faut se rendre à l’évidence qu’il y a armée et armées: certaines sont caressées dans le sens du poil et d’autres sont brimées.




SOURCE : connectionivoirienne

Selon une étude, les Noirs abattus par la police américaine sont moins souvent armés que les Blancs

Les Afro-américains tombant sous les balles des forces de l'ordre sont moins souvent armés que les Blancs mourant dans des circonstances similaires, révèle le travail réalisé par une équipe de chercheurs américains.
15% des personnes noires et 6% des blancs abattus par la police américaine en 2015 n'avaient aucune arme sur eux. C'est ce qu'affirme une étude publiée dans le numéro de janvier 2017 de la revue académique Criminology & Public Policy se basant sur les données rapportées tout au long de l'année par le Washington Post. En moyenne, affirme également l'étude, les membres des minorités non-noires morts dans ces conditions étaient 11% à ne pas avoir d'arme sur eux.
Les quatre chercheurs ayant réalisé ce travail relèvent aussi que 24% des Afro-américains tués par la police n'attaquaient personne au moment ils ont été abattus, contre 31% des membres d'autres minorités... et 17% des Blancs.
Le document prend en compte 990 décès dont sont responsables les forces de l'ordre en 2015 aux Etats-Unis. 258, soit plus d'un quart d'entre eux, concernaient des Afro-américains.
Affectés par les disparités raciales mises en lumière par ces chiffres, les auteurs de l'étude ont accompagné leur publication d'une demande au gouvernement américain de publier les statistiques sur les morts dont est responsable la police dans le pays.



SOURCE : francais.rt

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mercredi 8 février 2017

«Le test de missile iranien était légitime, Trump cherche des raisons pour exacerber les tensions»

Il serait peut-être temps que l'Iran et d'autres pays s'unissent pour faire une coalition afin de contenir les Etats-Unis, suggère l'analyste politique et professeur à l'Université de Téhéran Seyed Mohammad Marandi.
Le gouvernement américain a mis sur la liste noire 13 personnes et une douzaine d'entreprises en réponse au test iranien de missiles balistiques à propos duquel Washington avait déjà officiellement mis en garde Téhéran.
Le département du Trésor a publié la liste des individus et sociétés ajoutés aux sanctions.
Précédemment, lorsqu'on lui a demandé si les Etats-Unis envisageaient d'utiliser la force contre l'Iran, le président Trump a déclaré aux journalistes que «rien n'était exclu».
Les Etats-Unis n'ont jamais fait la moindre faveur à l'Iran
RT : Que pensez-vous des sanctions récemment imposées ?
Seyed Mohammad Marandi (S. M. M.) : Je pense que la chose la plus importante est que le gouvernement américain, le régime de Trump, essaie d'utiliser toute excuse disponible pour créer des tensions. L’essai des missiles iraniens était légitime. Cela n'a rien à voir avec le Plan conjoint d'action global (JCPOA) ou l'accord entre l'Iran et le P5 + 1. Cela ne viole aucune résolution du CSNU. Il s'agit d'une arme conventionnelle et elle est utilisée pour défendre l'Iran contre des menaces telles que celles représentait Barack Obama auparavant et que représente Donald Trump désormais, lorsqu'ils disent que «toutes les options sont sur la table». C'est justement la capacité de défense de l'Iran qui a empêché les puissances étrangères de s'attaquer à notre pays.
RT : L'actuel conseiller à la Sécurité nationale de Trump a déclaré : «Le président Trump a sévèrement critiqué les divers accords conclus entre l'Iran et l'administration Obama, ainsi que les Nations unies comme étant faibles et inefficaces. Au lieu d'être reconnaissants envers les Etats-Unis pour ces accords, l'Iran se sent maintenant encouragé.» Que pensez-vous de ces remarques ?
S. M. : Cela semble assez stupide. Les Etats-Unis n'ont jamais fait la moindre faveur à l'Iran. Barack Obama a constamment menacé l'Iran de frappes militaires, ce qui est en soi une violation du droit international. Les Etats-Unis ont imposé des sanctions, même après la signature de l'accord JCPOA entre l'Iran et le P5 + 1 ; les Etats-Unis ont à maintes reprises violé l'accord sous Obama. Le régime Trump semble tenter en ce moment d'exacerber les tensions, mais pas seulement avec l'Iran. Nous voyons que la même chose se produit en Ukraine. Nous constatons des tensions lors des conversations téléphoniques avec les dirigeants australien et mexicain. Nous entendons le chef du Conseil européen dire que Donald Trump est une menace pour l'UE. Alors, peut-être est-il temps pour l'Iran et d'autres pays de se réunir pour travailler dans une libre coalition pour contenir les Etats-Unis.
La maladie n'a rien à voir avec l'islam ; la maladie est l'extrémisme avec lequel les Etats-Unis se sont alignés depuis des décennies
RT: L'Iran a rejeté l'avertissement de l'administration Trump au sujet de son dernier test de missile. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les allégations américaines étaient «sans fondement, répétitives et provocatrices». A quoi cette rhétorique hostile des deux côtés peut-elle aboutir ?
S. M. : L’une des choses intéressantes est que Michael Flynn était le chef de la Defense Intelligence Agency, l'organisation du renseignement du Pentagone. Il avait alors admis que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux, l'Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar, finançaient l'extrémisme en Syrie et que les Etats-Unis avaient appuyé cette initiative pour soutenir les extrémistes, qui se sont avérés être Daesh et, bien sûr, Al-Qaida. Nous savons donc que les Etats-Unis étaient impliqués. Mais, dès qu'il fait partie de la nouvelle administration, il menace l'Iran. Et Donald Trump mène des conversations téléphoniques avec le chef d’Etat saoudien. Celui-là même qui préconise le wahhabisme... La maladie n'a rien à voir avec l'islam ; la maladie est l'extrémisme avec lequel les Etats-Unis se sont alignés depuis des décennies et ont permis à des régimes comme l'Arabie Saoudite et le Qatar de répandre leur idéologie à travers le monde, y compris en France.




SOURCE :FRANCAIS.RT

Les avocats de l'administration Trump peinent à défendre son décret

Le décret Trump sur les visas était mardi 7 février devant la cour d’appel de Californie. La Maison Blanche tente de faire rétablir les interdictions d’entrée pour les ressortissants de sept pays à majorité musulmane. Un décret qu’un tribunal fédéral de l’Etat de Washington a stoppé. Trois juges ont entendu, par téléphone, les arguments des deux parties. L’audition était retransmise en direct sur les réseaux sociaux.
Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio
Si Donald Trump était devant son écran, il a assisté comme tous les internautes aux difficultés rencontrées par l’avocat chargé de défendre son décret anti-immigration. Le cœur de sa plaidoirie fut d’expliquer que le président des Etats-Unis a le sentiment qu’un risque d’attentat existe. Les trois juges ont été très directs et sans empathie : « C’est le juge Clifton : je comprends le concept, mais c’est très abstrait ! Y a-t-il une raison, non dite, qui vous fait croire à un risque réel ? »
Les questions ont fusé : combien d’attentats commis par les ressortissants des sept pays en question ? Avez-vous des preuves que vous nous cachez ? Le juriste de la Maison Blanche a eu la parole pendant trente minutes.
L’avocat de l’Etat de Washington a ensuite défendu la décision d’empêcher l’application du décret. Une plaidoirie sur le préjudice causé à tous les citoyens américains par un texte jugé discriminatoire. Là encore, les questions précises ont mis ce juriste en difficulté. « Nous avons eu des décrets dans le passé qui ciblaient les gens sur leur pays. Par exemple en visant les Cubains, c’est bien un préjudice sur la nationalité ? »
L’urgence de la situation n’a peut-être pas permis aux avocats de travailler leur sujet, mais c’était évident mardi soir : les juges ont estimé les dossiers mal préparés et les arguments peu étayés par des preuves concrètes.



SOURCE : rfi

Mutinerie d’Adiaké en Côte d’Ivoire – Une autre affaire d’argent, Ouattara peut-il refermer la boite de pandore ?

Par Connectionivoirienne
En décidant de céder aux chantages des hommes en armes et de payer une dette à ceux qui l’ont conduit au pouvoir, Alassane Ouattara ne pouvait ignorer qu’il pêchait ainsi en eau trouble. Toutes les rancœurs et toutes les frustrations jusque-là contenues et étouffées au sein de la grande muette, trouvent là, un champ d’expression. Une occasion d’extériorisation et de refoulement des peines intérieures. Le terreau est fertile et les hommes en tenue s’y mettent à cœur joie, sans retenue, piétinant la discipline militaire.
Après Bouaké et plusieurs villes de l’intérieur du pays paralysées sous le bruit des armes des mutins, c’est au tour d’Adiaké d’être troublée par des détonations nourries d’armes à feu. Selon les premières informations, les Forces spéciales basées dans cette ville du sud et que le régime brandit comme une fierté dans le système de défense nationale, ont décidé de revendiquer par la poudre. Toujours selon les premières informations, les revendications sont d’ordre pécuniaire. Ces militaires auraient découvert qu’ils sont grugés et mal rétribués par leur supérieur hiérarchique qui ne leur verserait pas la totalité des rémunérations qui leur sont destinées.
Une autre histoire d’argent. Comme si sous Alassane Ouattara, l’armée avait opté pour le mercantilisme où chacun veut faire le maximum de profit avant la fin du 2e mandat de notre président. Nos hommes en armes qui savent bien que devant le fusil tout courage ou toute bravoure s’annihile, ne se font plus prier pour faire tonner la poudre.
Depuis ce 16 janvier où chaque soldat mutin a perçu 5 millions de FCFA cash en attendant 7 autres millions en sept versements, nos casernes connaissent une agitation permanente. Chacun veut gagner des millions de francs sans coup férir. Et il en sera ainsi toutes les fois que les non-bénéficiaires qui ont plusieurs années d’états de service sans qu’ils n’aient épargné autant d’argent, verront qu’autour d’eux, se construisent des conglomérats de millionnaires qui n’ont de mérite qu’une aventure funeste commencée un certain 19 septembre 2002. La boite de Pandore reste ainsi ouverte. A Ouattara de vouloir la refermer. Mais que peut-il vraiment si les maux de cette boite ouverte se sont déjà répandus.



SOURCE :connectionivoirienne

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lundi 6 février 2017

Etats-Unis: le bras de fer entre Trump et la justice fédérale sur l'immigration se poursuit

Il comptait passer un week-end au calme dans son complexe de Mar-a-Lago, en Floride. Les deux derniers jours de Donald Trump n'auront pas été de tout repos. Le président américain s'est engagé dans un bras de fer avec la justice de son pays. Son décret migratoire privant les ressortissants de sept pays musulmans d'entrée aux Etats-Unis, et au coeur d'une bataille de procédure, reste suspendu.
 
Vendredi, un juge fédéral a bloqué le décret anti-mmigration du président Trump, le temps que soient examinés des recours déposés par plusieurs Etats. Samedi, l'administration a fait appel. Un appel rejeté dimanche par une cour fédérale. Ce lundi 6 février 2017, où en est-on ?
Le président comme ses détracteurs attendent avec beaucoup d'impatience la décision de la cour d'appel fédérale de San Francisco. Les trois juges de cette cour ont demandé aux Etats de Washington et du Minnesota, à l'origine de la plainte déposée contre le décret, de fournir des arguments par écrit.
Ces Etats avaient jusqu'à 10 h du matin (heure de Paris) pour le faire. Même chose pour le gouvernement américain, qui a jusqu'à la fin de l'après-midi pour expliquer à la cour, en détails et par écrit, en quoi le décret est justifié. Après, les juges pourront soit demander une audition des deux parties, soit statuer directement.
Mais statuer sur quoi ?
Pas sur la question du fond, c'est à dire si le décret est conforme à la Constitution ou pas. Non, la cour d'appel de San Francisco dira s'il doit ou non rester suspendu.
Si les trois juges, dont deux sont réputés proches du Parti démocrate, donnent raison à ceux qui qualifient le décret d'illégal, le président portera l'affaire jusqu'à la Cour suprême.
Mais ce n'est pas le seul litige auquel Donald Trump est confronté. D'autres Etats comme Hawaï ont également porté plainte contre le texte qu'ils considèrent comme discriminatoire. La bataille judiciaire ne fait que commencer et elle pourrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.





SOURCE :rfi

Les dernières instructions de Ouattara aux chefs militaires

Alassane Ouattara ne fera pas de cadeaux à ses chefs militaires récemment nommés ! Des instructions fermes ont été donné par le chef de l’état ce jeudi, les ex chefs de guerre ont désormais pour mission de rétablir le calme au sein de leurs unités respectives ayant servi à la rébellion et à la crise post-électorale

D'après une source militaire, il sera toujours sur le pied de guerre ! La situation des ex combattants de Korhogo l'exige. Le président n’entend  pas baisser la garde.
Confronté à l’un des plus importants mouvements de contestation depuis le début de cette année 2017, Le président, Alassane Ouattara, semble dépassé par les événements. Confusion et hésitation marquent ses décisions, alors que des divergences commencent à paraitre au sein de son état-major des armées.
Alassane Ouattara aurait ordonné aux chefs militaires et ex chefs de guerre de calmer les éléments ayant servis sous leur commandement pendant la rébellion et la crise post-électorale, dont le non-paiement des primes a lancé la révolte.Il revient donc aux commandants de  zones Chérif Ousmane, Issiaka Ouattara (Ouattao), Mourou Ouattara, Zakaria Koné et Gaoussou Touré (Jah Gao) de descendre dans l’arène à l’effet de contenir toutes actions des mécontents qu’ils soient soldats ou démobilisés. Leur stratégie, apprend-on consiste à emmener les « durs » de l’ex rébellion armée  à coopérer et à renoncer à toute manifestation de rue et partant de paralysie du pays.
Quelques jours avant ces décisions, M. Ouattara avait pourtant fermement assuré que des dispositions étaient envisagées pour régler le problème .Sur le même ton, il avait sommé les manifestants de renoncer « immédiatement » à leur mouvement de grève et que son gouvernement trouverait également une solution au problème de matricule et mécano réclamé par certains démobilisés et qui a mis le feu aux poudres.
Au sein même de l’armée comme dans les rangs des démobilisés, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer la réaction disproportionnée des ex-chefs de guerre qui les avaient trahi au lendemain de l'accession du président Ouattara au pouvoir.
Pour ces flustrés, à entendre leur porte parole, sont déjà conscient du deal que les ex-chefs de guerre préparent avec certaines têtes biens connues de la rébellion, mais il n'est pas question de crier victoire parce qu’ils veillent au grain selon eux. "Qu’ils fassent tout ce qu'ils veulent mais notre argent, un point un trait » conclut cet autre chef des démobilisés




SOURCE :imatin

Côte-d’Ivoire affaire « santé alarmante » de Gbagbo: Les images du 6 février donnent raison à Léonie Konan

Alors que son procès a repris ce lundi à la Cour Pénale Internationale (CPI), des rumeurs s’amplifient sur l’état de santé de Laurent Gbagbo.
L’ex animatrice à la Radio Télévison Ivoirienne (RTI) Leonie Konian qui a rendu visite à l’ex chef d’Etat ivoirien ces derniers jours a tenu démentir cette information, avant de faire des précisions sur ce que ce dernier et son avocat ont décidé concernant les visites privées.
Depuis quelques jours, je lis ça et ça des postes sur l’état de santé supposé alarmant (?) du président Gbagbo… À toutes fins utiles je voudrais dire qu’il m’a fait l’honneur de me recevoir les 24, 25 Janvier 2017 de 13h à 16h45 et le mercredi 26 Janvier de 11h 00 à 16h45.
Au cours de ces trois jours, j’ai échangé le père et le mentor que j’ai toujours connu et apprécié. J’ai retrouvé le Gbagbo combattif, alerte et très à l’écoute qui a contribué à ma prise de conscience politique. Pendant trois jours j’ai eu la chance de côtoyer l’historien et de comprendre les grands changements politiques qui se déroulent dans le monde et ses implications pour l’Afrique notre continent. J’ai pris congé du Président Gbagbo en promettant de revenir pour la réouverture du procès le 06 Février, avec tous les Ivoiriens comme je l’ai fait il y a un an de cela. Je voudrais donc rassurer les uns et les autres le Pr Gbagbo va bien !!! Il va très bien ….Aussi bien que se porte une personnalité de son âge qui toute sa vie s’est battue pour son pays . Nous le verrons sur les ondes à partir du 06 Février dès que la CPI autorisera la retransmission de son procès », a indiqué la fille de feu François Konian via son réseau social, avant de préciser Je voudrais également dire que le Président Gbagbo en premier et Me Altit ensuite mettent un point d’honneur à ce que les visites privées que nous effectuons à la Haye restent effectivement PRIVEES (ne serait -ce que pour l’instruction du procès en cours ) … depuis 2012 que j’y vais REGULIEREMENT c’est la première fois que je déroge à cette règle et j’espère que cela sera la dernière », a-t-elle conclu





SOURCE : connectionivoirienne.

Maroc : si l'UE ne respecte pas l'accord agricole, Rabat menace d'une «reprise des flux migratoires»

Rabat met en garde l'Union européenne et l'appelle à mettre «pleinement» en œuvre l'accord agricole, dont dépendent de nombreux emplois liés à ce secteur au Maroc. Sous peine d'en subir les conséquences en termes migratoires.
Le Maroc a exhorté l'Union européenne (UE) à respecter l'accord de libre-échange réciproque sur les produits agricoles et de la pêche signé en 2012. Dans un premier temps invalidé en décembre 2015 par le Tribunal de l'UE après un recours du Front Polisario, un recours finalement rejeté fin 2016 par la Cour de justice européenne.
«Cet épisode judiciaire a, en toute logique, confirmé le protocole agricole» entre le Maroc et l'UE, qui «doit désormais s'appliquer conformément à l’esprit qui a présidé à sa négociation et à sa conclusion», estime dans un communiqué le ministère marocain de l'Agriculture et de la pêche.

Emplois menacés au Maroc 

«Toute entrave à l'application de cet accord est une atteinte directe à des milliers d’emplois d'un côté comme de l'autre dans des secteurs extrêmement sensibles», souligne le ministère.
La non application de cet accord expose l'Europe à un «véritable risque de reprise des flux migratoires que le Maroc, au gré d'un effort soutenu, a réussi à gérer et à contenir», prévient le texte.
«L'absence d'un engagement franc de la part de l'UE imposera au Maroc un choix décisif», avertit Rabat : «Préserver un partenariat économique patiemment entretenu ou s'en défaire sans retour pour se focaliser sur la construction de nouvelles relations et circuits commerciaux.»







SOURCE : francais.rt