mercredi 12 avril 2017

Document de la CIA : Washington misait sur un renversement du président Assad... en 1986

Selon un rapport déclassifié de la CIA datant de 1986, les Etats-Unis considéraient à la fin des années 1980 qu'une guerre civile en Syrie pouvait servir les intérêts américains, en provoquant la chute du père de Bachar, Hafez el-Assad.
WikiLeaks a publié sur son compte Twitter le 10 avril une note de l'Agence centrale de renseignement américaine (CIA), exhumée parmi les 13 millions de pages de document déclassifiés par la CIA en janvier dernier. La lecture de ce rapport montre que la CIA avait élaboré en 1986 des «scénarios pouvant conduire à l'éviction du président Hafez el-Assad [le père de Bachar] en Syrie».
Vingt-cinq ans avant le début du conflit syrien en 2011, les auteurs du document voyaient dans le déclenchement d'une guerre confessionnelle entre la communautés sunnite et la minorité alaouite (à laquelle appartenait le nationaliste Hafez el-Assad) une potentielle opportunité pour les intérêts américains.
A l'époque, la CIA estimait que «les craintes de représailles et les problèmes d'organisation [rendaient] improbable un [...] soulèvement sunnite». Néanmoins, le rapport de l'Agence évaluait également qu'«une réaction excessive du gouvernement [syrien] face à des foyers mineurs de rébellion sunnite pourrait déclencher des troubles majeurs [dans le pays]».
«Dans la plupart des cas, le régime [syrien] aurait les ressources nécessaires pour écraser un mouvement d'opposition sunnite, mais nous pensons que la généralisation de la violence au sein de la population pourrait encourager un grand nombre d'officiers et de conscrits sunnites à déserter ou à se mutiner, ouvrant la voie à une guerre civile», indiquait encore la CIA.
Or, le rapport de l'Agence américaine suggérait que la création d'un régime sunnite modéré était dans l’intérêt de Washington, notant par ailleurs qu'«un tel régime serait moins enclin à des tensions avec Israël».
Dans le même temps, l'agence américaine de renseignement prévenait qu'une guerre civile en Syrie, la prolongation du chaos dans le pays et «un gouvernement faible à Damas pouvaient accentuer l'attractivité de la Syrie comme base pour le terrorisme».

2017 : les Etats-Unis espèrent le départ de Bachar el-Assad et bombardent une base syrienne

En 2017, la Maison Blanche espère toujours un départ du président Assad, Bachar et non plus Hafez, en dépit des déclarations contraires de Donald Trump faites durant la campagne présidentielle américaine. «Notre espoir est que Bachar el-Assad ne fasse pas partie de l'avenir de la Syrie», a déclaré le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, le 11 avril, avant de se rendre à Moscou.
Le 7 avril, les Etats-Unis ont bombardé une base aérienne syrienne, en représailles à une attaque chimique présumée, que Washington attribue sans preuves à l'armée syrienne.
Lire aussi : Troupes américaines sur le sol syrien : la partition du pays est-elle l'objectif de Washington ?

Daesh ne contrôlerait plus que 7% du territoire irakien

Le groupe Etat islamique (EI) a perdu la grande majorité des territoires qu'il avait conquis en 2014 en Irak et ne contrôle plus que 7% du pays, a affirmé l'armée irakienne, qui poursuit ses offensives pour défaire l'organisation djihadiste.
A Mossoul, son dernier grand bastion dans le pays, Daesh défend actuellement les derniers secteurs toujours sous son contrôle dans l'ouest de la ville. Les forces irakiennes tentent de le chasser avec le soutien de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.
L'EI «contrôlait 40% du territoire irakien en 2014 [...] au 31 mars 2017, il n'en contrôlait plus que 6,8%», a déclaré à des journalistes le général Yahya Rassoul, porte-parole du Commandement conjoint des opérations, structure coordonnant la lutte antidjihadiste, lors d'une conférence de presse à Bagdad.
Les djihadistes avaient lancé en juin 2014 une offensive fulgurante au cours de laquelle ils avaient conquis en quelques mois une bonne partie du nord de et de l'ouest de l'Irak, dont Mossoul, la deuxième ville du pays.
Ces deux dernières années, l'EI a notamment perdu au profit des forces irakiennes les grandes villes de Fallouja et Ramadi, à l'ouest de Bagdad. Aujourd'hui, la bataille se concentre sur la ville septentrionale de Mossoul, théâtre depuis octobre 2016 d'une vaste offensive des troupes gouvernementales.
Après avoir reconquis fin janvier la partie orientale de la ville, les forces gouvernementales bataillent à présent dans l'ouest de Mossoul, les combats se concentrant sur la Vieille ville, dédale de rues densément peuplées.
Lire aussi : Daesh aurait exécuté 140 civils qui tentaient de fuir Mossoul, selon les autorités kurdes irakiennes
200 000 personnes ont déjà fui Mossoul-Ouest. L'armée américaine estime que les djihadistes, au nombre de 2000 au début des opérations, ont vu leurs effectifs diminuer de moitié.
Une reconquête totale de Mossoul, de facto capitale irakienne du «califat» proclamé en 2014 par Daesh, mettrait fin au rêve de l'organisation de créer un Etat islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie.
La coalition menée par les Etats-Unis a promis que l'Irak ne serait pas abandonné à son sort après la reconquête de Mossoul.
«Une fois cette tâche accomplie, la coalition restera pour soutenir nos partenaires irakiens pendant qu'ils éliminent l'EI de chaque coin d'Irak», a ainsi assuré le colonel John Dorrian, le porte-parole de la coalition qui s'exprimait lors de la même conférence de presse à Bagdad.
«Même si le combat est très difficile [...] l'ennemi est complètement encerclé. Ils n'iront nulle part. Ils seront vaincus et le peuple de Mossoul sera libéré», a-t-il affirmé.
Néanmmoins, l'EI contrôle encore les grandes localités de Hawijah (au sud de Mossoul) et Tal Afar (à l'ouest de Mossoul), ainsi que des secteurs le long de la frontière avec la Syrie dans l'ouest de l'Irak.
Dans la Syrie voisine, le groupe djihadiste contrôle toujours l'autoproclamée «capitale» de l'EI, Raqqa, et d'autres régions.
Lire aussi : Reportage de RT à Mossoul : exode des civils et ville en ruines, le lourd tribut de la libération





SOURCE : francais.rt

Russie : nouvelle attaque visant la police, trois combattants armés tués au Daguestan

Trois combattants armés ont été tués par les forces spéciales russes lors d'un échange de tirs avec la police au Daguestan, république russe du Caucase, a annoncé le 12 avril le Comité national antiterroriste (NAK).
Des policiers et membres des forces spéciales russes ont tenté de contrôler une voiture le soir du 11 avril près de la localité de Tioubé, dans le centre du Daguestan, lorsque les passagers ont ouvert le feu et tenté de prendre la fuite, selon le NAK. Les forces de l'ordre ont alors répliqué.
«La voiture a pris feu à cause des tirs et les trois passagers ont succombé à leurs blessures», indique-t-il.
Incidents armés et attaques visant les autorités et les forces de l'ordre sont fréquents au Daguestan, petite république voisine de la Tchétchénie.
Début avril, dans la région voisine d'Astrakhan, deux policiers avaient été tués dans une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique, et deux autres dans la république voisine d'Ingouchie.
Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la rébellion s'est progressivement islamisée et a dépassé les frontières de cette république pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord. Fin juin 2015, la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance à l'organisation Etat islamique (EI).
Lire aussi : Russie : le chef de la branche russe de Daesh tué dans une opération spéciale du FSB 




SOURCE : francais.rt

lundi 10 avril 2017

Russie: des mesures pour encadrer la jeunesse après les cortèges anticorruption

Depuis les manifestations du 26 mars 2017 contre la corruption, à l'appel d’Alexeï Navalny, les autorités russes durcissent le ton et essaient de reprendre le contrôle de l'opinion publique. Il s'agit, notamment, de mieux contrôler la jeunesse.
Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne.
Un nouveau projet de loi a été déposé, ce lundi 10 avril 2017, à la Douma, qui vise à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 14 ans, car c'est sur les réseaux sociaux, et évidemment pas sur les télévisions, que les jeunes ont pris connaissance des accusations de corruption lancées par l'opposant Alexeï Navalny contre le Premier ministre Dmitri Medvedev. Et c'est par les réseaux sociaux que les jeunes se sont organisé pour manifester mais aussi pour relayer des informations, tournant notamment en dérision la ligne politique officielle.
Interdit de filmer les procès
Autre mesure visant à limiter les possibilités de s'exprimer pour les opposants : désormais, il est interdit de filmer les procès sans l'accord des juges, alors qu’Alexeï Navalny a bien souvent utilisé le tribunal comme une tribune. Et puis, les rencontres publiques entre les citoyens et les députés sont dorénavant interdites dans la rue.
Mais, comme l'explique le politologue Andreï Kolesnikov, les mesures répressives sont déjà tellement étendues qu'il est difficile d'en mettre en place de nouvelles. Alors, depuis quelques jours, le pouvoir utilise l'émotion suscitée par les attentats de Saint-Pétersbourg pour ressouder l'opinion autour du thème de la lutte contre le terrorisme. Mais Kolesnikov estime que ce thème ne sera pas mobilisateur à long terme alors qu'on entre en période électorale, car le premier souci des Russes, c'est leur pouvoir d'achat qui s'effondre.
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SOURCE : rfi

Terrorisme: l'Egypte en état d'urgence, al-Sissi appelle l'armée en renfort

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a décrété dimanche soir l’état d’urgence après deux attentats kamikaze contre des églises coptes qui ont fait au moins 44 morts à Alexandrie et à Tanta dans le delta. Les attentats ont été revendiqués par le groupe armé Etat islamique. Pour prendre effet, l’état d’urgence doit être approuvé par le Parlement où le président jouit d’une écrasante majorité.
Avec notre correspondant au CaireAlexandre Buccianti
L’état d’urgence donne de grands pouvoirs aux forces de sécurité en matière d’enquête, d’arrestation et de détention : ces dernières n’auront plus besoin que d’un ordre administratif. Un décret qui reflète la gravité de la situation puisqu’il n’était, jusqu’à présent, appliqué qu’à la province du Nord-Sinaï où se déroule un conflit sanglant entre les forces de sécurité et le groupe Etat islamique.
Le président a, par ailleurs, décrété que l’armée épaulera la police dans la sécurisation des infrastructures vitales dont les églises font partie. Un aveu implicite de l’échec de la police en la matière. Au moins 83 personnes ont été tuées dans une série d’attentats antichrétiens depuis le mois de décembre.
Inquiétude pour les droits de l’homme
Le décret instaurant l’état d’urgence a été bien accueilli par une bonne partie de la population, qui espère que l’état d’urgence rendra plus efficace la lutte contre le terrorisme. La législation d’exception a, par contre, été reçue avec beaucoup d’inquiétude par les défenseurs des droits de l’homme.
Ils craignent que les droits de l’homme soient la victime collatérale de la lutte contre le terrorisme. Ils en veulent pour preuve les condamnations successives à des peines de prison des adversaires d’une lecture radicale de l’islam, alors que les cheikhs salafistes qualifiant les chrétiens de « croisés mécréants » ne sont absolument pas inquiétés.
Les chrétiens d'Egypte fauchés par deux attentats du groupe EI

L'église copte de Tanta, le 9 avril 2017.REUTERS/Mohamed Abd El Ghany
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SOURCE : rfi

Moscou et Téhéran demandent une enquête objective après l'attaque américaine «inadmissible» en Syrie

Le président iranien Hassan Rohani a contacté son homologue russe Vladimir Poutine après l'attaque américaine en Syrie. Moscou et Téhéran condamnent une «action agressive qui viole le droit international» contre un «Etat souverain».
Le Kremlin a annoncé que le président iranien Hassan Rohani avait joint le président russe Vladimir Poutine par téléphone ce 9 avril, afin de discuter des conséquences de l'action militaire américaine du 7 avril. Les deux hommes l'ont qualifiée d'«inadmissible», rappelant en outre qu'elle violait le droit international.
Les présidents iranien et russe ont par ailleurs renouvelé leur appel à la tenue d'une «enquête objective» au sujet de l'attaque chimique présumée qui a touché la ville de Khan Sheikhoun, dans la province occidentale d'Idleb, le 4 avril dernier. Elle devrait permettre d'établir les responsabilités, alors qu'une grande partie des chancelleries occidentales accuse déjà sans preuves le gouvernement syrien. Les deux présidents ont aussi réaffirmé leur détermination à «approfondir leur coopération dans la lutte contre le terrorisme».
Plus tôt dans la journée, selon l'agence Reuters citant un communiqué du centre de commandement des forces russes, iraniennes et des milices soutenant le gouvernement syrien, celles-ci «répondront par la force» si la «ligne rouge» était une nouvelle fois franchie en Syrie. Cette déclaration fait référence au bombardement par l'armée américaine de la base aérienne de l'armée syrienne d'Al-Chaayrate, le 7 avril dernier.
«L'opération conduite par les Etats-Unis est une agression contre la Syrie : une ligne rouge est franchie», peut-on lire dans ce communiqué publié le 9 avril. «Désormais, toute agression, quel qu'en soit l'auteur, fera l'objet d'une réponse par la force – et les Etats-Unis connaissent les moyens dont nous disposons pour cela», précise le communiqué. La Défense russe n'a pour le moment pas confirmé ces déclarations.
Très tôt le matin du 7 avril, les Etats-Unis ont lancé 59 missiles Tomahawk sur la base de l’armée syrienne d'Al-Chaayrate, en représailles à l'attaque chimique présumée du 4 avril dans la province d’Idleb, dont Washington tient le gouvernement syrien pour responsable sans fournir de preuves. La Russie a qualifié les bombardements d'«acte d’agression usant d'un prétexte artificiel contre un pays souverain et membre de l'ONU».
Lire aussi : Trump envisagerait des sanctions contre la Russie et l'Iran pour leur soutien à la Syrie







SOURCE :francais.rt

«Il me pique toutes mes idées» : Jean Lassalle s'en prend à Emmanuel Macron

Depuis le début de la campagne, Emmanuel Macron est allé dénicher des soutiens dans les autres partis politiques. Mais pour l'ancien député du Modem et désormais candidat à l'élection présidentielle Jean Lassalle, il va également y piocher des idées.
Interrogé le 10 avril sur France 2 sur la volonté d'Emmanuel Macron d'organiser des états généraux de la ruralité, le sang de Jean Lassalle n'a fait qu'un tour : «Une fois de plus, il me pique l'idée.»
Le députée des Pyrénées Atlantiques se lance alors dans un démonstration du vol idéologique dont il se dit victime : «Emmanuel Macron n'arrête pas de me piquer toutes mes idées, par exemple, c'est moi qui ai marché et c'est lui qui dit : "En Marche !"», fait-il d'abord remarquer, un brin facétieux.
En 2013, Jean Lassalle avait en effet parcouru la France à pied, à raison de 30 à 40 kilomètres par jour, pour prendre le pouls du pays et recueillir dans son «cahier de l'espoir» les demandes des Français.
Mais les récriminations de l'ancien berger à l'égard de l'ancien banquier d'affaires ne s'arrêtent pas là : «Il parle maintenant de l'intelligence de la main, c'est moi qui l'ai inventé quand même !» renchérit-il, visiblement contrit.
Et de conclure dans la même veine : «Et maintenant, il dit très exactement ce que je dis : il faut commencer d'entrée par réunir l'ensemble des partenaires pour se mettre d'accord sur un certain nombre d'éléments.»
Lire aussi : Jean Lassalle : «Je tiendrai tête à Trump et Poutine car j'ai eu affaire aux ours et aux loups»
Raconter l'actualité





source : francais.rt

Frappes américaines en Syrie : «Une réaction rapide, brutale et susceptible de comporter du danger»

Le bombardement des forces gouvernementales syriennes par les Etats-Unis crée une situation dangereuse, souligne Bruno Gollnisch. Pour le député européen, il y a un parallèle historique avec la situation prévalant avant la Première Guerre mondiale.
RT France : L’armée américaine vient d’effectuer des frappes contre la Syrie. Pour vous, quel est le but de cette intervention ?
Bruno Gollnisch (B. G.) : Je m’interroge. Mais je suis quand-même très étonné, parce que cela va à l'encontre des engagements que Donald Trump avait pris pendant sa campagne. Cette intervention se fait sans mandat des Nations unies, elle fait des victimes innocentes et surtout, sans que l’on ait les précisions nécessaires sur les responsables de l'utilisation des gaz toxiques.
On commémore le centenaire de la Première Guerre mondiale mais il ne faut pas oublier comment elle a commencé 
RT France : Une attaque pareille est-elle appropriée, vu qu’il n’y a pas eu de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU ni d’enquête sur l’usage présumée des armes chimiques par les forces gouvernementales en Syrie ?
B. G. : C’est précisément cela qui me choque. Il faudrait au moins une enquête sérieuse, parce que je ne vois pas du tout quel aurait été l’intérêt du président Bachar el-Assad de déclencher ce genre d’attaque.
RT France : Pensez-vous que c’est la fin de la coopération entre la Russie et les pays occidentaux en Syrie ?
B. G. : Je ne sais pas trop, mais je vois qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux s’alignent complètement sur la politique américaine. Je trouve que c’est une situation extrêmement dangereuse. On commémore le centenaire de la Première Guerre mondiale mais il ne faut pas oublier comment elle a commencé. La Russie a soutenu la Serbie, quand il y eu un attentat contre l’archiduc autrichien, puis l’Autriche et l’Allemagne sont entrées en guerre pour «punir» la Serbie. C'est comme cela que la guerre a éclaté.
RT France : Les risque de dérapages existent-ils ?
B. G. : Oui, c’est déjà un dérapage. Parce que le bombardement des forces armées gouvernementales d’un Etat, hors de toute procédure internationale et sans enquête, cela me paraît être une réaction extrêmement rapide, brutale et susceptible de comporter du danger.
Lire aussi : Derrière les frappes américaines en Syrie, les dessous du revirement de Donald Trump
Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 




source / FRANCAIS.RT

dimanche 9 avril 2017

Présidentielle: rassemblement des candidats aux législatives derrière Fillon

J-14 avant le premier tour de la présidentielle en France. Ce dimanche 9 avril, deux candidats mobilisent leurs troupes. A Marseille, Jean-Luc Mélenchon tient un meeting sur la Canebière. De son côté, François Fillon réunit les siens Porte de Versailles à Paris. Le candidat de la droite compte même organiser une vraie démonstration de force.
Cela commencera dès la fin de matinée dans un parc du XVe arrondissement de la capitale. Sous le soleil, les 577 candidats Les Républicains (LR) et UDI aux législatives seront autour de François Fillon pour une photo très symbolique. Une mise en scène pour bien montrer que lui aurait une majorité nette à l'Assemblée s'il l'emporte. Un message adressé à Emmanuel Macron et à Marine Le Pen.
Deuxième étape de cette mobilisation : l'après-midi dans une immense salle de la Porte de Versailles. Près de 20 000 personnes sont annoncées. Sur la scène, tous les poids lourds de la droite dont certains feraient une belle équipe gouvernementale comme François Baroin ou encore Valérie Pécresse.
Electrochoc ?
Autre signal envoyé aux électeurs de droite qui auraient été déçus par les affaires : Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont cette semaine apporté leur soutien clair et net à François Fillon.
L'entourage du candidat espère que le grand rendez-vous de ce dimanche fera l'effet d'un électrochoc et ramènera les voix des indécis, alors que Jean-Luc Mélenchon l'a rattrapé dans les sondages.




SOURCE : rfi

L’islamologue controversé Hani Ramadan expulsé de France vers la Suisse

Le frère de Tariq Ramadan a été interpellé lors d’une conférence à Colmar et expulsé dans la foulée. Il faisait l’objet d’une interdiction administrative du territoire en raison de propos «faisant peser une menace grave sur l'ordre public».
L'islamologue suisse controversé Hani Ramadan, «connu pour avoir dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l'ordre public sur le sol français», a été expulsé au soir du 8 avril vers la Suisse, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
Frère du non moins polémique Tariq Ramadan et petit-fils du fondateur des Frères musulmans égyptiens, Hani Ramadan a été interpellé le 8 avril à Colmar à l'occasion d'une conférence à laquelle il participait. «Il a été raccompagné sous escorte de police à la frontière franco-suisse», affirme le ministère dans un communiqué, précisant qu'il faisait l'objet d'un interdiction administrative du territoire depuis le 7 avril.
«Le ministère de l'Intérieur et les forces de l'ordre sont pleinement mobilisés et continueront de lutter sans relâche contre l'extrémisme et la radicalisation», déclare le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl, cité dans le communiqué.
Ces derniers mois, plusieurs conférences d'Hani Ramadan ont été annulées en France, comme à Roubaix fin janvier ou à Nîmes en septembre. En février, la direction d'un établissement scolaire musulman de la région lyonnaise, le groupe scolaire Al-Kindi de Décines, avait à son tour annulé une conférence de l'intellectuel suisse.
En septembre 2002, Hani Ramadan avait fait scandale en défendant dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde l'application de la charia et la lapidation des femmes adultères. Il avait ensuite été licencié de son poste d'enseignant de français par le gouvernement genevois pour propos «contraires aux valeurs démocratiques et aux objectifs de l'école publique».
Lire aussi : Roubaix : Bertrand demande l'interdiction d'une conférence de l'islamologue controversé Hani Ramadan






SOURCE : francais.rt

Un porte-avions américain et sa flotte en route vers la péninsule coréenne

Alors qu'ils viennent de bombarder une base aérienne syrienne en représailles à une attaque chimique présumée, les Etats-Unis ont déployé un porte-avions et sa flotte dans le Pacifique en raison de «la menace Nord-coréenne».
«Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval déployé autour du porte-avions USS Carl Vinson d'être à disposition et présent dans l'ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution», a déclaré à l'AFP le 8 avril le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique, le commandant Dave Benham.
Dave Benham n'a pas fait mystère des raisons du déploiement de cette flotte, précisant que la menace numéro un dans la région restait la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles «irresponsable, déstabilisateur et imprudent», et de «la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d'armes nucléaires».
Le porte-avions USS Carl Vinson est accompagné de son escadron aérien, de deux destroyers lanceurs de missiles et d'un croiseur lanceur de missiles. Alors qu'il devait initialement aller faire escale en Australie, il a pris la route du Pacifique Ouest depuis Singapour.

Les Etats-Unis prêt à «régler» seul le problème nord-coréen

Les 6 et 7 mars, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont longuement discuté en Floride (Etats-Unis), à Mar-a-Lago, dans la résidence privée du nouvel hôte de la Maison Blanche, et Donald Trump aurait demandé à son visiteur de faire pression sur Kim Jong-Un pour que celui-ci cesse son programme d'armement nucléaire.
Le président américain a cependant d'ores et déjà menacé le régime de Pyongyang d'une action unilatérale, et cette menace paraît encore plus crédible depuis la frappe ordonnée le 6 mars sur une base aérienne syrienne en représailles à une attaque chimique présumée.
«Si la Chine ne règle pas [le problème de] la Corée du Nord, nous le ferons», avait affirmé Donald Trump le 3 avril, précisant que Washington n'attendrait pas l'aide de Pékin. «La Chine décidera de nous aider ou pas avec la Corée du Nord. [...] S'ils n'aident pas, ce ne sera bon pour personne», avait-t-il ajouté.
Une déclaration reprise par le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, qui  a confirmé depuis Mar-a-Lago que les Etats-Unis étaient prêts à «agir seuls» si nécessaire contre la Corée du Nord : «Nous [...] sommes prêts à agir seuls si la Chine n'est pas capable de se coordonner avec nous pour contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international.»

Pyongyang : «renforcer notre dissuasion nucléaire a été le bon choix»

Selon plusieurs analystes, les frappes américaines en Syrie constituaient en fait aussi un message clair à destination de la Corée du Nord. «C'était une façon de dire à Pyongyang qu'il y a en ville un nouveau shérif qui n'hésitera pas à dégainer», a estimé Kim Yong-Hyun, professeur à l'Université Dongguk en Corée du Sud. Le 8 avril, la Corée du Nord a d'ailleurs qualifié cette attaque américaine sur une base aérienne syrienne d'«acte d'agression intolérable».
«La réalité d'aujourd'hui montre que nous devons exercer pouvoir contre pouvoir, et cela prouve plus d'un million de fois que notre décision de renforcer notre dissuasion nucléaire a été le bon choix», a ajouté un porte-parole non identifié du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle KCNA.
La Corée du Nord a réalisé cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts de «38 North» suggèrent que le régime de Pyongyang serait en train de préparer un sixième essai.
Selon les services de renseignement américains, la Corée du Nord pourrait être à même de disposer d'un missile à tête nucléaire capable de frapper le sol américain d'ici moins de deux ans.
Une véritable capacité de missiles stratégiques mer-sol (MSBS) ferait monter d'un cran la menace nucléaire, car Pyongyang pourrait ainsi porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule et disposerait d'une capacité de «seconde frappe» en cas d'attaque. S'ils soulignent les progrès nord-coréens, les experts estiment cependant que la Corée du Nord est encore loin de maîtriser la technologie MSBS.
Lire aussi : Test de missile raté pour la Corée du Nord

samedi 8 avril 2017

Le suspect de l'attaque à Stockholm est un Ouzbek connu des services de sécurité, confirme la police

Après l'attentat qui a fait quatre morts et 15 blessés en Suède, l'identité de l'individu interpellé se précise. L'enquête doit maintenant déterminer s'il avait un complice et si l'engin retrouvé dans le camion était une bombe.
En conférence de presse, les enquêteurs ont donné davantage d'informations sur l'homme qu'ils ont arrêté après l'attaque au camion qu'a connue Stockholm le 7 avril.
Il s'agit d'un homme de nationalité ouzbek, âgé de 39 ans, qui travaillait en Suède depuis un certain temps. Il a été décrit comme un «personnage marginal», dont le nom était connu des services de sécurité, sans pour autant que cet individu ait été l'objet d'une enquête récente.
«Nous ne pouvons pas, pour l'heure, exclure que d'autres personnes aient été impliquées», ont ajouté les enquêteurs.
Ceux-ci n'ont pas été en mesure de confirmer que l'engin retrouvé sur le siège du véhicule était une bombe, conformément aux affirmations de la chaîne de télévision SVT. Ils ont toutefois reconnu qu'un «engin technique qui ne devait pas être là» se trouvait sur le siège du véhicule.
L'attaque de Stockholm, qui a fait quatre morts et 15 blessés, a des «similarités claires» avec celle de Westminster, qui s'est produite à Londres, le 22 mars, ont encore fait savoir les enquêteurs.







SOURCE : francais.rt

Moscou veut une expertise à Al-Chaayrate pour trouver les «armes chimiques» évoquées par Washington

Après le bombardement d’une base militaire syrienne en représailles à une attaque chimique présumée, pour laquelle les Etats-Unis accusent Damas sans fournir de preuves, la Défense russe demande qu’une enquête sérieuse soit ouverte.
«22 heures ont passé depuis que les navires de guerre de la marine américaine ont lancé une frappe massive de missiles sur la base aérienne [de l’armée syrienne] d'Al-Chaayrate et ni le Pentagone, ni le département d’Etat n’ont fourni une quelconque preuve de la présence d’armes chimiques» sur ce site, a fait savoir le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, dans un communiqué le 8 avril.
Assurant que des dizaines de représentants des médias, des autorités, des pompiers et de la police s’étaient rendus sur cette base sans y trouver la moindre trace d’armes chimiques, il a poursuivi : «La seule manière d’obtenir et de présenter à l’ensemble de la communauté internationale une preuve objective de la présence supposée de substances toxiques à Al-Chaayrate est d’[y] envoyer une mission d’experts professionnels.»
Très tôt le matin du 7 avril, les Etats-Unis ont lancé 59 missiles Tomahawk sur la base de l’armée syrienne d'Al-Chaayrate, en représailles à l'attaque chimique présumée du 4 avril dans la province d’Idleb, dont Washington tient le gouvernement syrien pour responsable sans fournir de preuves.
Pour justifier son action, le président américain Donald Trump a assuré que la frappe menée par ses forces avait pris pour cible la base d’où l’attaque chimique présumée avait été lancée.
Lire aussi : La frappe américaine en Syrie a failli causer un «affrontement militaire» avec Moscou, dit Medvedev





SOURCE :francais.rt

ETA, 40 ans de lutte armée


Dans la nuit du 6 au 7 avril, l'organisation séparatiste basque espagnole ETA a annoncé son « désarmement total ». Ce 8 avril, la justice française a mis la main sur des dizaines d'armes et des centaines de kilos d'explosifs grâce à des listes de planques fournies aux autorités. Créé en 1959, le groupe classé jusqu’en 2010 comme terroriste par l’Union européenne procédait à des actions meurtrières il y a encore sept ans.
Même si des questions demeurent, l’annonce d’ETA (Euskadi Ta Askatasuna, « Pays Basque et Liberté ») de procéder à son désarmement total est un pas majeur dans l’histoire de ce groupe né il y a 58 ans.
Des résistants franquistes et indépendantistes basques
En 1959, ETA est loin de ce qu’il sera quelques années après. L’Espagne est alors sous le joug des franquistes quand l’organisation voit le jour. Elle est fondée par des dissidents du régime, militants de la première heure de l’indépendance du Pays basque. ETA est alors très populaire, non seulement parce qu’il combat activement et efficacement le régime de Franco mais aussi parce qu’il réclame l’indépendance du cette région du nord de l’Espagne. D’inspiration marxiste révolutionnaire, ETA prône, entre autres, la lutte armée pour parvenir à ses fins. Son emblème est un serpent (symbole de la sagesse) enroulé autour d’une hache (pour l’utilisation de la force) et sa devise est « Bietan jarrai » (« Continuer dans les deux voies »).
Une longue liste de victimes
Mais le mouvement indépendantiste perpètre de nombreuses actions violentes et meurtrières. Du statut de guérilleros, les eterras deviennent de véritables terroristes. Du 7 juin 1968 au 7 mars 2010, quelque 829 personnes trouvent la mort dans des attentats de l’ETA, la fin du franquisme en 1975 ne mettant pas fin à la lutte armée, bien au contraire.
Des centaines d’autres personnes sont mutilées, des politiques, des notables, des intellectuels mais aussi des civils et des Basques ; des cas de tortures sont aussi au triste palmarès de l’organisation. 1980 est l’année la plus sanglante, 118 personnes sont tuées. En plus de ces actions armées, le mouvement procède à de multiples extorsions de fonds et vol à main armée. Parallèlement, en 1978 est crée Herri Batasuna, l’aile politique d’ETA.
2011, l’annonce de la fin de la lutte armée
Mais les morts de civils et de Basques jugés par le groupe comme « traitres » affaiblissent politiquement et socialement l’organisation au milieu des années 1990 – de nombreux dirigeants indépendantistes sont arrêtés en France et en Espagne. Des annonces de pourparlers et de trêves avec les autorités espagnoles et françaises volent rapidement en éclats.
L’attentat à l’aéroport de Madrid en décembre 2006 (une voiture piégée explose, tuant deux Equatoriens) sera la goutte d’eau qui mettra fin au lien entre l’aile militaire et l’aile politique d’ETA, d’autant qu’en mars de cette année-là, le mouvement annonce un cessez-le-feu permanent à partir du 24 et Zapatero informe le Parlement de sa volonté d'engager des pourparlers de paix.
Il faut attendre début 2011 pour qu’ETA annonce un cessez-le-feu « permanent, général et vérifiable » puis, en octobre de la même année, «  la fin définitive de son action armée ». « Les détentions successives, dont celles de la quasi-totalité de la Zuba, sa cellule dirigeante, le manque de résultats, la lassitude, l’éloignement du pays et le refus de Madrid de concéder quoi que ce soit à des "assassins" ont contraint ETA à mettre fin à ses actions armées, en l’occurrence à ses attentats », analysait en 2016 sur RFI Jean Chalvidant, spécialiste de l’Espagne et auteur de plusieurs ouvrages sur ETA. Pour les spécialistes du groupe indépendantiste, ETA prend conscience que la lutte armée ne « fonctionne » pas et qu’il faut passer par le politique pour agir et être entendu.
2017, une nouvelle phase « historique »
En annonçant en ce mois d’avril son désarmement total, ETA veut montrer sa volonté de mettre fin à quarante ans de lutte armée. Ce 8 avril, six ans après l’abandon de la lutte armée, ETA remet donc à la France une liste de huit caches d'armes, le Sud-Ouest de l’Hexagone ayant été historiquement une importante base arrière du groupe.
ETA est-il aujourd’hui définitivement mort ? Tant que l’annonce officielle de sa dissolution ne sera pas effectuée, le groupe indépendantiste existera. Nul ne sait pour le moment quand cette ultime étape sera franchie. Le mouvement indépendantiste basque ne regroupe plus actuellement qu’une vingtaine de militants.
Leur objectif affiché, condition préalable au désarmement auparavant, est celui du sort des quelques 350 militants emprisonnés. ETA réclame leur libération, comme de nombreux Basques qui manifestent chaque année, ou tout au moins le rassemblement des etarras toujours incarcérés dans 45 prisons différentes en France et en Espagne.
Quel avenir ?
Après la remise de la liste des caches d’armes samedi 8 avril, le gouvernement conservateur espagnol a exigé d’ETA qu’il « demande pardon » et annonce sa « dissolution définitive ». De son côté, Arnaldo Otegi, ex-dirigeant de Batasuna et aujourd'hui dirigeant du parti Sortu, principale figure de la gauche indépendantiste basque, a estimé que son « désarmement » est un « événement historique », qui sera suivi d'un débat interne « sur son avenir », tandis que les Basques chemineront selon lui vers un pays indépendant.
« Dans la petite secte des connaisseurs d’ETA, on est assez partagé, confie Jean Chalvidant à l’AFP. Pour les uns, elle s'éteindra d'elle-même, sans annonce préalable; pour les autres, dont je suis, elle le fera une fois que les prisonniers auront tous été regroupés. Pourquoi pas dans l'année ? »
Chronologie et chiffres clés
 
 
 
 
SOURCE ;rfi

Frappes en Syrie: les Etats-Unis prêts à aller plus loin, débats tendus à l'ONU

A l'ONU, le Conseil de sécurité s'est réuni en urgence ce vendredi 7 avril à la demande des Boliviens et des Russes pour discuter des frappes américaines. Les échanges ont été très vifs entre les Etats-Unis et la Russie sur la question de la légalité de cette intervention. Les Américains ont prévenu qu'ils étaient prêts à aller plus loin.
« Les Etats-Unis ont pris une décision très mesurée la nuit dernière. Nous sommes prêts à en faire plus, mais nous espérons que cela ne sera pas nécessaire. Il est temps pour toutes les nations civilisées de stopper les horreurs en Syrie et d'exiger une solution politique. »
Loin de calmer le jeu, les Américains par la voix de Nikki Haley leur représentante à l'ONU ont donc envoyé une nouvelle mise en garde à Bachar el-Assad et à son allié Russe, rapporte notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Les Etats-Unis n'accepteront plus de nouvelles attaques chimiques en Syrie, cette fameuse ligne rouge qui enclencherait une nouvelle opération militaire.
Une partie du débat hier s'est d'ailleurs porté sur la légalité de cette intervention américaine sans aval de l'ONU. Les Russes la jugent illégale et sont soutenus sur la question par leur partenaire bolivien. « Maintenant, les Etats-Unis pensent qu'ils sont les enquêteurs, les avocats, les juges et les bourreaux. Cela n'a rien à voir avec le droit international. »
Un véritable engagement américain en Syrie attendu
La grande majorité des diplomates n'a pas voulu polémiquer sur la question jugeant la réponse américaine légitime. Mais ils attendent maintenant un vrai réengagement américain pour soutenir le processus politique en Syrie.
Une sentiment partagé par les habitants de Khan Cheikhoun, la ville gazée cette semaine lors de l'attaque chimique attribuée par les puissances occidentales au régime de Damas. S'ils accueillent favorablement les frappes américaines, ils attendent désormais beaucoup plus. « Les frappes américaines contre le régime nous ont procuré un sentiment de joie, témoigne Zaina Aoussadji, militante l’opposition à Kahn Cheikhoun. On se dit finalement il y a peut-être quelqu’un qui voit notre souffrance. Ces frappes ont été une bonne surprise. Jusque-là, on nous a habitués aux promesses mensongères, aux paroles en l’air qui ne sont jamais suivies d’actes concrets.
Ces frappes américaines ont neutralisé 14 chasseurs bombardiers du régime. Plusieurs pistes de décollage et la tour de contrôle de la base militaire Al-Chaayrate ont été également détruites. Mais à la suite de ces frappes américaines, le régime a bombardé la ville de Hich ici dans la province d’Idlib. Il ne faut pas que cette attaque américaine contre le régime soit une simple attaque symbolique. Si c’est juste ça, rien ne changera en Syrie. »
Donald Trump envoie un message
La réponse de l’administration américaine à l’attaque chimique de mardi n’aura pas été longue à attendre. Pour Philip Golub, spécialiste des Etats-Unis et de géostratégie, Donald Trump se démarque de Barack Obama en agissant de la sorte et adresse un double message.
« Il cherche à montrer qu’il est à l’opposé de son prédécesseur quand il s’agit d’utilisation de la force. Il essaie de montrer qu’il y aura une politique musculaire militaire américaine à l’international (…) que les Etats-Unis agiront unilatéralement quand il le faut, quand leurs intérêts leur semblent bons. Le deuxième message est destiné à l’électorat américain, car l’administration Trump est embourbée dans des crises politiques multiples. C’est un message de fermeté et de démonstration de la volonté de cette administration d’aller de l’avant au niveau international. Le problème dans tout cela, c’est qu’il n’y a pas de plan pour après », explique Philip Golub.




SOURCE : rfi

CARTE. Représailles diplomatiques de la Russie après la frappe américaine en Syrie

Les Etats-Unis ont donc bombardé pour la première fois des positions du régime de Bachar al-Assad en Syrie dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant pleuvoir 59 missiles Tomahawk qui ont fait au moins six morts et "quasiment détruit" la base aérienne d'Al-Chaayrate, dans le centre du pays. Des représailles directes à l'attaque chimique de mardi à Khan Cheikhoun, qui s'était soldée par la mort d'au moins 86 civils dont 27 enfants.
Après 48 heures de discussions infructueuses à l'ONU, l'ambassadeur russe avait menacé les Etats-Unis de "conséquences négatives" en cas d'intervention militaire. Et la réaction de Moscou ne s'est pas fait attendre, vendredi matin : cité par un porte-parole, le président Vladimir Poutine a qualifié les frappes d'"agression contre un Etat souverain en violation des normes du droit international" se fondant sur des "prétextes inventés".
Pourquoi Trump a décidé de punir Assad
Le Kremlin ajoute :
"Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable."
(En bleu : soutient la frappe américaine. En rouge : dénonce la frappe américaine)
"Mais surtout, comme l'estime Poutine, cette action ne nous rapproche pas de l'objectif final de la lutte contre le terrorisme international mais dresse au contraire de sérieux obstacles pour la constitution d'une coalition internationale pour la lutte contre le terrorisme", ajoute son porte-parole Dmitri Peskov. "L'armée syrienne ne dispose pas de réserves d'armes chimiques", a-t-il encore affirmé.

Mémorandum suspendu

Vladimir Poutine avait jugé jeudi "inacceptable" d'accuser sans preuve le régime de Damas d'être responsable de l'attaque de Khan Cheikhoun. Selon lui, "les frappes américaines en Syrie sont une tentative de détourner l'attention de la communauté internationale loin des nombreuses victimes civiles en Irak", causées par les raids de la coalition anti-Daech. "Ignorer complètement les faits concernant l'usage par les terroristes d'armes chimiques aggrave considérablement la situation."
La Russie a annoncé dans la foulée la suspension du mémorandum avec Washington, conclu fin 2015, qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie. Le ministère des Affaires étrangères russe a réclamé :
"Nous appelons le Conseil de Sécurité de l'ONU à tenir une réunion d'urgence pour discuter de la situation."
Les défenses antiaériennes syriennes seront "renforcées", a enfin annoncé l'armée russe.
Ces tirs ont été préparés "bien avant les événements d'aujourd'hui", a dénoncé son porte-parole, Igor Konachenkov.
"L'administration des Etats-Unis a changé mais sa façon de faire la guerre reste inchangée depuis le temps des bombardements en Yougoslavie, en Irak et en Libye".

L'Iran condamne les frappes

Autre allié du régime Assad, l'Iran a condamné "vigoureusement" les frappes. Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par l'agence Fars, a déclaré que l'attaque ne fera qu'"aider les groupes terroristes qui sont en déclin et compliquer encore la situation en Syrie et dans la région".
Mercredi, l'Iran avait "condamné vigoureusement toute utilisation d'armes chimiques quels que soient les responsables et les victimes" mais avait également insisté sur la nécessité de procéder au "désarmement chimique des groupes armés terroristes" en Syrie.
Téhéran apporte un soutien financier et militaire au régime du président Assad et accuse régulièrement des pays occidentaux et arabes de favoriser les insurgés en Syrie.

Londres, Ankara et Israël applaudissent

La France, à l'origine d'une initiative avortée d'intervention militaire en 2013, déjà à la suite d'une attaque chimique, a réagi par le biais du ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, qui a évoqué une "clarification" et un "signal" envoyé à la Russie et à l'Iran. Dans une déclaration commune, François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, qui ont indiqué avoir été informés des intentions américaines, ont ensuite souligné que Bachar al-Assad portait "l'entière responsabilité" des récents développements.
Puis, en solo, François Hollande est allé plus loin face à la presse :
"Cette opération était une réponse. Elle doit être maintenant poursuivie au niveau international dans le cadre des Nations Unies si c'est possible, de façon à ce que nous puissions aller au bout des sanctions contre Bachar al-Assad et empêcher qu'il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et l'écrasement par ce régime de son propre peuple".
"Il y a aujourd'hui à cause de ce drame, à cause de cette situation, une possibilité aussi d'ouvrir des négociations et de permettre une transition politique en Syrie", a poursuivi le chef de l'Etat. "Voilà pourquoi la France avec ses partenaires, notamment européens [...] va être à l'initiative pour que nous puissions relancer le processus de transition politique en Syrie". Un Conseil de défense doit se réunir à 19h à l'Elysée.
Les autres alliés des Etats-Unis, le Royaume-Uni en tête, ont globalement salué l'initiative de l'administration Trump.
Le gouvernement britannique "soutient pleinement l'action des Etats-Unis", qui ont lancé des frappes aériennes contre le régime syrien, déclare ainsi un porte-parole de Downing Street. Ces frappes sont "une réponse appropriée à l'attaque barbare à l'arme chimique perpétrée par le régime syrien", estime Londres, qui précise que le Royaume-Uni "est déterminé à empêcher toute nouvelle attaque" du régime de Damas.
En Arabie saoudite, principal allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, un responsable au ministère des Affaires étrangères a assuré que son pays "soutenait complètement" la "courageuse" décision de Donald Trump, tenant le régime syrien pour "responsable de ces opérations militaires" à cause "de ses crimes odieux depuis des années contre le peuple syrien".
Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a indiqué à la télévision qu'Ankara considérait la frappe comme "une chose positive", ajoutant :
"Le régime d'Assad doit être puni entièrement sur le plan international."
Parmi les premiers à réagir ce vendredi matin, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a fait savoir qu'il soutenait "totalement la décision du président Trump", espérant "que ce message de détermination face aux agissements ignobles du régime de Bachar al-Assad sera entendu non seulement à Damas, mais aussi à Téhéran, Pyongyang et ailleurs".





SOURCE : l'obs

Les Américains descendent dans les rues pour protester contre les frappes en Syrie

Des centaines de manifestants ont défilé dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis contre les bombardements américains en Syrie. Malgré le caractère pacifique des rassemblements, les forces de l'ordre ont procédé à des arrestations.
Des manifestations ont été organisées dans l'urgence dans plusieurs grandes villes américaines après les frappes aériennes américaines sur la base militaire syrienne de al-Chaayrate, près de Homs dans la nuit du 6 au 7 avril, ordonnés par le président Donald Trump.
Les rassemblements ont été en grande partie prévus via les réseaux sociaux à l'appel de l'association Act Now To Stop War (Action directe pour la fin de la guerre - ANSWER) ), qui affirme que Washington accuse sans fondement le gouvernement syrien de mener des attaques contre son propre peuple, cause officielle de l'intervention aérienne américaine. Le collectif demande l'ouverture d'une enquête indépendante.
A New-York, dans le centre de Manhattan, les manifestants se sont rassemblés en bas de la Trump Tower et à Union Square, bloquant la circulation, malgré les avertissements de la police. Une vidéo postée sur Twitter montre l'arrestation d'un manifestants par les forces de l'ordre.
A Jacksonville (Floride), six personnes ont été arrêtées suite à des heurts avec des contre-manifestants favorables à l'intervention américaine en Syrie, selon la chaîne d'information WFOX.
À Washington DC, les manifestants se sont rassemblés à l'extérieur de la Maison-Blanche arborant des pancartes «Non à la guerre en Syrie».
Des rassemblements similaires ont eus lieu à Los Angeles (Californie), mais aussi à Boston (Massachussets), Chicago (Illinois), Dallas (Texas), San-Francisco (Californie) et Seattle (Washington).
L'association ANSWER a par ailleurs appelé à d'autres manifestations contre les frappes aériennes de Washington en Syrie.
Lire aussi : «La politique aux USA est faite d’émotions, de réactions hystériques, de prétentions moralisantes»



SOURCE :francais.rt

La frappe américaine en Syrie a failli causer un «affrontement militaire» avec Moscou, dit Medvedev

Après le bombardement américain d’une base militaire de l’armée syrienne, le Premier ministre russe a raillé la politique de l’administration Trump, estimant que celle-ci se trompe d’ennemi.
«Peu après sa victoire, j’ai noté que tout dépendrait [de savoir] à quel moment les promesses électorales de Trump seraient rompues par la machine du pouvoir existant. Cela n’a pris que deux mois et demi», a lancé Dmitri Medvedev sur Facebook.
Qualifiant les frappes américaines sur une base militaire syrienne d’illégales, le Premier ministre russe a ajouté que les actions de Washington avaient été «à deux doigts de causer un affrontement militaire avec la Russie».
Au lieu de mener «une bataille conjointe contre le plus gros ennemi, Daesh, l’administration Trump a prouvé qu’elle allait férocement combattre le gouvernement légitime de Syrie», a-t-il poursuivi.
Le 7 avril, les Etats-Unis ont bombardé la base syrienne d'al-Chaayrate en représailles à une attaque chimique présumée dans la province d’Idlib, pour laquelle Washington a immédiatement accusé le gouvernement de Bachar el-Assad, sans attendre les résultats de l’enquête.
Damas a pour sa part expliqué que l’armée syrienne avait bombardé un dépôt d’armes chimiques appartenant à des combattants djihadistes.
Washington a indiqué avoir prévenu Moscou de l'imminence de son bombardement afin d'éviter des victimes russes, une allégation qui a été démentie par le président de la Commission de la défense et de la sécurité du Conseil de la Fédération de Russie, Victor Ozerov.
Lire aussi : Donald Trump repris en main par l’«Etat profond» américain





source : francais.rt

L'HOMME ET LA RELIGION

Est il possible de vivre sans DIEU?
Pour ma par je pense que DIEU est le createur de toute chose et j'entend par DIEU JESUS CHRIST.
Vivre est une chose croire en DIEU en est une autre.
POUR TOI QUI EST DIEU ?

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vendredi 7 avril 2017

Premières images de la base syrienne d'Al-Chaayrate après les frappes américaines

Après les bombardements américains sur la base militaire d'Al-Chaayrate, en Syrie, qui ont fait 19 morts selon Damas, les premières images du site sont apparues en ligne, montrant des colonnes de fumée dans le ciel et le déploiement des secours.
Des images sont apparues sur les réseaux sociaux montrant la base syrienne d'Al-Chaayrate, près de Homs, peu de temps après le raid aérien mené par les Etats-Unis.
Une vidéo montre des images tournées depuis un véhicule de secouristes qui longe la base militaire d'Al-Chaayrate, tandis que des colonnes de fumée sont visibles dans le ciel.
Le journaliste russe Evgueni Podljubni, de la chaine Rossiya 24, a constaté que plusieurs avions étaient restés intacts dans leur hangar à l'issue du bombardement.
Un autre journaliste russe a quant à lui pris en photo un hangar dévasté dans lequel des débris d'appareils jonchent le sol.
La vidéo diffusée par la chaîne d'Etat Alikhbaria montre les missiles américains au moment où ils s’abattent sur la base militaire syrienne.
Dans la nuit du 6 au 7 avril, 59 missiles Tomahawk ont été tirés par les navires américains USS Porter et USS Ross stationnés en Méditerranée orientale.
Selon l'agence gouvernementale syrienne Sana, neuf civils dont quatre enfants sont morts aux abords de la base. L'armée syrienne a également précisé que dix soldats syriens avaient été tués dans les frappes, ce qui porterait le nombre de victimes à 19 au total.
Washington a affirmé que les frappes ne visaient pas les civils, mais «des avions, des abris de bombardiers, des zones de stockage pétrolier et de matériel militaire, des stocks de munitions, des systèmes de défense aérienne et des radars».
Les Etats-Unis ont également assuré que Moscou, principal allié de Damas, avait été averti de l'opération, ce qu'a démenti le président de la Commission de la défense et de la sécurité du Conseil de la Fédération de Russie, Victor Ozerov.
La Russie a qualifié les bombardements d'«acte d’agression usant d'un prétexte artificiel contre un pays souverain et membre de l'ONU».
Lire aussi : Syrie : Moscou suspend son accord avec Washington sur la prévention d'incidents aériens

mercredi 5 avril 2017

Attentat de Saint-Pétersbourg: l'enquête avance à grands pas

L'enquête sur l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg avance à grands pas. Les enquêteurs pensent avoir identifié le kamikaze qui serait responsable de l'explosion. Il s'agirait d'un jeune homme originaire du Kirghizstan, une république d'Asie centrale.
Avec notre envoyée spéciale à Saint-Pétersbourg, Muriel Pomponne
Le comité d'enquête russe pense avoir identifié l'auteur de l'attentat qui serait lui-même mort dans l'explosion. Il s'agirait d'un citoyen russe d'origine kirghize. Les enquêteurs ont comparé les traces d'ADN trouvées sur une bombe qui n'a pas explosé avec l'ADN des personnes décédées dans l'attentat.
L'expertise génétique correspond à un jeune homme de 22 ans, originaire de la ville de Och au sud-ouest du Kirghizstan, une région où sévissent des mouvements islamistes. Si le suspect, qui ferait partie de la minorité ouzbèke du pays, est bien l'auteur de l'attentat, il serait le premier ressortissant d’Asie centrale à commettre un tel acte sur le sol russe. Un fait à nuancer puisque l'individu était citoyen russe et semble ne pas avoir vécu dans son pays d’origine.
Les services de renseignement kirghize ont en tout cas confirmé son identité. Il vivait à Saint-Pétersbourg avec son père et se serait rapproché de militants syriens depuis deux ans. Néanmoins, il n'avait pas été identifié comme radicalisé et aucune trace d'explosifs n'a été trouvée lors de la fouille de son appartement par les enquêteurs.
Il reste de nombreuses zones d'ombre dans cette enquête. La bombe qui a été désamorcée à temps a-t-elle été abandonnée par un kamikaze qui a paniqué ? Ou bien, comme le suggère une agence de presse russe, est-ce que le porteur de la bombe qui a explosé a déclenché son engin par accident, alors qu'il devait être déposé ailleurs ? Une hypothèse qui expliquerait pourquoi l'explosion a eu lieu à 14h40 heure locale et non à un horaire de forte affluence, ce que préfèrent habituellement les kamikazes.
Les enquêteurs cherchent également à savoir si le suspect avait des complices. D'après un journal, les autorités auraient été informées par un ancien jihadiste des risques d'attentat, mais n'ont pas eu le temps de démanteler le réseau.
Des fleurs et des bougies en hommage aux victimes de l'attentat de Saint-Péterbourg. Ici devant la station de métro Spasskaïa, station de la ligne 4, correspondance avec la station de Sennaïa Plochtchad de la ligne 2, où a eu lieu l'attentat le 3 avril.REUTERS/Anton Vaganov
A Saint-Pétersbourg, la réaction des usagers 
A lendemain de l'attentat qui a fait 14 morts et 45 blessés, les autorités font tout pour montrer que la vie a repris son cours normal. Dans le métro, les fleurs et bougies sont les seules traces visibles de la tragédie.
Saint-Pétersbourg est toujours en deuil, mais déjà les panneaux municipaux n'affichent plus le numéro d'urgence qui était destiné aux victimes de l'attentat. Le métro fonctionne, notamment la ligne 2, celle où a eu lieu l'explosion. Les passagers étaient ce mardi moins nombreux que d'habitude, mais la plupart affichaient une certaine confiance, comme Irina, croisée dans la station « Institut technologique ».
« Non, je n'ai pas peur. Il y a des forces de la police qui veillent, il y en a beaucoup en faction dans le métro. Il y a des mesures de sécurité nouvelles. Je suis descendue dans le métro, j'ai vu qu'ils ont installé des barrières assez solides. Pour entrer dans le métro, il faut passer par le détecteur de métaux, c'est un portique spécial, et je trouve ça rassurant », confie-t-elle.
Dimitri n'a pas peur non plus. Il a même pris le métro juste après l'attentat : « C'est au travail à la mi-journée que j'ai appris ce qui est arrivé. Et le soir, comme le métro était fermé, j'ai pris d'autres transports. Mais dès que j'ai appris qu'il était de nouveau ouvert, je suis monté dedans et j'ai fait une partie de trajet en métro. J'ai vu qu'il avait peu de monde, mais je fais partie de ceux qui y étaient ! »
Mais tout le monde n'est pas aussi serein. Dana, étudiante en langue française, croisée à l'entrée de la station, a voulu prendre le métro, mais elle y a renoncé. Dana estime que les autorités n'ont pas réagi assez vite le jour de l'attentat. Elle n'est pas la seule à Saint-Pétersbourg, dont la tristesse est teintée de colère. Mais les autorités semblent vouloir tourner la page rapidement.
Chronologie et chiffres clés
 
 
 
 
SOURCE :rfi

Selon la Défense russe, Damas a frappé à Idlib un entrepôt d'armes chimiques des rebelles

Le porte-parole de la Défense russe a déclaré que l’aviation syrienne avait détruit un entrepôt où l’opposition dite «modérée» gardait des stocks d'armes chimiques dont certaines devaient être envoyées en Irak.
La communauté internationale accuse Damas d'avoir utilisé des armes chimiques pour frapper le village de Khan Cheikhoun, tuant 72 personnes selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (l'OSDH). Face à ces accusations, la Défense russe s’est dite prête à présenter des preuves irréfutables que l’aviation syrienne avait en réalité visé un entrepôt où les rebelles stockaient des matériaux chimiques.
«D’après les données du contrôle russe de l’espace aérien en Syrie, le 4 avril de 11h30 à 12h30 [heure locale], l’aviation syrienne a frappé un entrepôt d'armes chimiques et d'équipement militaire des terroristes, situé dans l’est du village rebelle de Khan Cheikhoun», a déclaré le porte-parole de la Défense russe, Igor Konachenkov.
«Dans cet entrepôt se trouvaient des ateliers pour la production de bombes chargées d'explosifs toxiques. Depuis ce grand atelier, les terroristes envoyaient des munitions contenant des substances chimiques en Irak. Leur utilisation a été prouvée maintes fois par les organisations internationales, ainsi que par les autorités irakiennes», a-t-il poursuivi. Ces mêmes munitions chimiques avaient été utilisées par des rebelles lors de l'attaque chimique d'Alep en 2016, a fait savoir le porte-parole de la Défense russe, qui avait participé à l'enquête de l'année dernière.
Le 4 avril, l'OSDH a annoncé qu'au moins 58 personnes, dont onze enfants, avaient été tuées dans la province d'Idlib lors de frappes aériennes. Dans la matinée du 5 avril, le bilan s’est alourdi à 72 personnes. Témoins et médecins déclarent avoir vu de l'écume sortir de la bouche des victimes, caractéristique d'une intoxication chimique. Le communiqué russe confirme que ces civils ont été victimes des mêmes symptômes que ceux observés après l'attaque chimique d'Alep.
Lire aussi : Moscou présente de nouvelles preuves de l’utilisation de gaz moutarde contre les civils à Alep
Si le principal groupe de l'opposition syrienne, la Coalition nationale syrienne, a accusé Bachar el-Assad d'être responsable de ces morts, Damas réfute toute utilisation d'armes toxiques. Le gouvernement syrien précise que ces déclarations concernant les frappes opérées dans la province d'Idlib font partie d'«une campagne de propagande des rebelles contre l'armée syrienne». 
«Nous récusons totalement toute utilisation de matériau chimique ou toxique à Khan Cheikhoun. L'armée n'en a jamais utilisé et n'en utilisera nulle part», lit-on dans le communiqué de l'armée syrienne.
Quelques heures après l’attaque, l'agence britannique Reuters avait accusé l’armée russe et syrienne, en se basant sur les déclarations de l'OSDH : «des avions appartenant à la Russie ou au gouvernement syrien ont largué des munitions chimiques sur le village de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib», écrivait l'agence.
Lire aussi : L'«OSDH» : un seul individu, dans une maison en brique, quelque part au Royaume-Uni
«Les avions russes n'ont mené aucune frappe dans la zone de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idlib. En annonçant l'implication d'avions russes dans un bombardement à l'arme chimique de Khan Cheikhoun, l'agence britannique Reuters a réussi à déformer les premières informations propagées par sa source, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui n'avait rien dit à ce sujet», a précisé Igor Konachenkov.
L’agence britannique n’a pas été la seule a accuser Bachar el-Assad d’avoir procédé à une attaque chimique. «Aujourd'hui, les nouvelles [en provenance de Syrie] sont horribles. De toute évidence, la responsabilité principale repose sur le régime syrien», a déclaré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a qualifié quant à lui d'«horribles» les rapports faisant état d'«une attaque à l'arme chimique» en Syrie, y voyant «toutes les caractéristiques d'une attaque du régime de Bachar el-Assad».





source : francais.rt