samedi 5 octobre 2019

Royaume-Uni :Report du Brexit : Boris Johnson serait-il prêt à mettre de l’eau dans son vin ?

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Report du Brexit : Boris Johnson serait-il prêt à mettre de l’eau dans son vin ?

Report du Brexit : Boris Johnson serait-il prêt à mettre de l’eau dans son vin ?© PRU Source: AFP
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, devant la Chambre des communes, le 3 octobre 2019, à Londres (images d'illustration).
Alors que le Parlement a voté une loi obligeant le Premier ministre à parvenir à un accord avec l'UE, ce dernier continue d'affirmer que le Brexit aura lieu fin octobre «quoi qu'il arrive». Mais les révélations d'un avocat viennent semer le trouble.
Si le Premier ministre britannique continue de marteler que le Brexit aura bien lieu «quoiqu’il arrive» le 31 octobre prochain, des révélations de Jo Maugham, avocat faisant partie des trois personnes ayant engagé une procédure contre Boris Johnson devant la justice écossaise, sont venues jeter le trouble sur les intentions réelles du locataire du 10 Downing Street à moins d’un mois de l’échéance.
Interrogé par Sky News, le Queen’s Counsel(«Conseiller de la Reine»), cite un document produit par la défense du Premier ministre dans cette affaire, indiquant que celui-ci demanderait bien à l’Union européenne (UE) un délai supplémentaire dans la mise en place du Brexit dans l'éventualité où aucun accord ne serait trouvé. Et ce pour se conformer à une loi votée récemment qui contraint le chef de gouvernement, en l'absence d'accord d’ici au 19 octobre, à demander un report d’une durée de trois mois à ses futurs ex-partenaires européens.
Pourtant, Boris Johnson, comme il le répète inlassablement tant à ses partisans qu'aux dirigeants européens, continue d’assurer que même faute d’accord, le Royaume-Uni officialisera son divorce avec l’UE à la date prévue. «Le Premier ministre joue à un jeu très étrange. Ce jeu est très difficile à comprendre car je pense que ce qu’il a dit devant la Chambre des communes hier, à savoir que nous quitterions l’union quoiqu’il arrive le 31 octobre, ne peut pas être en adéquation avec la promesse faite au tribunal», a ainsi souligné Jo Maugham.
La procédure judiciaire intentée contre Boris Johnson devant la juridiction écossaise par l’avocat, accompagné de la députée Joanna Cherry ainsi que de l’homme d’affaires britannique Dale Vince, vise à forcer le Premier ministre à respecter la loi promulguée début septembre par les députés.

Boris Johnson persiste et signe

De son côté, le dirigeant britannique ne cache plus son impatience à l’approche de la date fatidique du Brexit, décidé dans les urnes en 2016 et déjà repoussé deux fois. Alors qu’il venait de faire à l’UE ses propositions sur le règlement de la question irlandaise – qui cristallise une bonne partie des tensions entre les deux parties –, le Premier ministre avait lancé le 5 septembre qu’il préférait être «mort au fond d’un fossé» plutôt que de demander un nouveau report. Quasiment un mois plus tard, le 4 octobre, il a maintenu ses propos dans un tweet équivoque. «Un nouvel accord ou pas d’accord – mais pas de report», a-t-il insisté.
Une déclaration qui a coûté une nouvelle fois au Premier ministre les foudres de l’opposition, mais aussi du chef du parti du Brexit, Nigel Farage. «Boris Johnson a dit que nous partirions le 31 octobre ″quoiqu’il arrive″. Pourquoi continue-t-il à raconter des choses qui sont fausses ?», s’est-il insurgé sur le réseau social.


Source français. Rt

Côte d'Ivoire :Fautes constatées dans les manuels scolaires : L’éditeur en assume l’entière responsabilité et promet des corrections

Dominique Le Bouch, directeur général des Editions NEI/CEDA, a été reçu en audience par la ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle. Les échanges entre la ministre Kandia Camara et l’éditeur, ont porté sur les nombreuses coquilles constatées dans des manuels scolaires au programme à l’école primaire.
De nombreux parents d’élèves et internautes ont dénoncé via les réseaux sociaux, les erreurs constatées dans les manuels scolaires. Suite à cela, la ministre a reçu l’éditeur pour lui faire part des conséquences et de l’ampleur d’une telle négligence qui « met à mal la sérénité en cette rentrée scolaire »« Ces erreurs doivent être corrigées dans un bref délai » a insisté Kandia Camara.
« Nous reconnaissons notre entière responsabilité. Nous avons déjà mis en place un plan d’action qui consiste en une correction totale de toute la collection du CPI au CM2. Tous les manuels seront revus et corrigés et un certain nombre sera réédité dès cette année scolaire » a déclaré Dominique Le Bouch à sa sortie d’audience. « Il est intolérable qu’une société comme la nôtre puisse produire des ouvrages à distribuer à des enfants du primaire avec ces fautes » a-t-il ajouté.
Il a été convenu que les experts du ministère feront une relecture des ouvrages avant impression afin de s’assurer de l’absence de coquilles. « Les Editions NEI/CEDA sont les seules responsables dans cette affaire. Le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle n’a rien à se reprocher. C’est une erreur technique » a tenu à préciser Dominique Le Bouch.

Source Rti

Habilité secret-défense, le tueur de la préfecture avait accès aux adresses des fonctionnaires

Alors que le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête sur la tuerie à la préfecture de police, les premières informations sur l'assaillant se font jour : habilité secret-défense, il disposait notamment des adresses de chaque fonctionnaire.
Va-t-on assister à un séisme au sein du renseignement ? Si l'enquête, saisie le 4 octobre par le Parquet national antiterroriste (PNAT), confirme les hypothèses qui pointent vers un acte djihadiste, ce sera la première fois qu'une telle attaque est commise de l'intérieur même de l'appareil sécuritaire français. Et cela a de quoi faire trembler en haut lieu.
L'assaillant, Mickaël Harpon, agent administratif depuis 2003 à la préfecture de police de Paris, où il a tué au couteau quatre de ses collègues le 3 octobre avant d'être abattu, était en charge de la maintenance des ordinateurs du millier de fonctionnaires du renseignement parisien.
Il disposait notamment des adresses de chaque fonctionnaire
Disposant d'une habilitation secret-défense, il avait ainsi accès à des informations ultrasensibles, entre autres celles en lien avec la lutte contre l'islam radical. Plus inquiétant encore, l'assaillant «disposait des adresses de chaque fonctionnaire», s'inquiète un policier, dont les propos sont rapportés par Le Parisien. En effet, si l'homme était lié à une entreprise terroriste, pas de doute que ces informations auraient pu tomber entre de mauvaises mains.
En tout état de cause, si la piste terroriste venait à être confirmée, il apparaîtrait troublant qu'aucun indice n'ait attiré l'attention sur Mickaël Harpon avant qu'il ne passe à l'acte, l'habilitation secret-défense dont il disposait impliquant une enquête administrative approfondie.

«Seul Dieu te jugera. Allahou akbar»

Le 4 octobre au soir, plus de vingt-quatre heures après les faits, la section antiterroriste de la police judiciaire parisienne, la Direction centrale de la police judiciaire et la DGSI ont été officiellement saisies de l'enquête par le PNAT. C'est l'analyse du téléphone de Mickaël Harpon qui est à la source de ce rebondissement dans l'enquête.
Peu avant de passer à l'action, l'assaillant avait envoyé un message à sa femme évoquant l'achat d'un couteau doté d'une lame en céramique, non détectable par les portiques de sécurité. L'épouse, qui était toujours en garde à vue ce 5 octobre, aurait répondu en substance, selon des informations du Parisien : «Seul Dieu te jugera. Allahou akbar».
En outre, l'analyse poussée du portable du meurtrier a démontré ses liens avec un prédicateur d'une mosquée du Val-d'Oise connu de la DGSI. Le Parisien rapporte, citant des témoins, que Mickaël Harpon venait régulièrement prier à la mosquée de Gonesse, ville où il résidait, mais qu'il n'avait «jamais donné aucun signe d'une pratique extrême de sa religion». Selon ces mêmes informations, il s'était converti il y a déjà plusieurs années.

Certains de ses collègues le surnommaient «Bernardo», prénom du majordome sourd et muet de Zorro.

Le 3 octobre, peu après les faits, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, affirmait que l'agent administratif n'avait «jamais présenté de difficulté comportementale», ni «le moindre signe d'alerte». En effet, pour le moment, l'ensemble des témoignages rapportés, y compris ceux de ses collègues, ne font état d'un comportement suspect que le jour-même de l'assaut. En dehors de cela, l'homme est décrit unanimement comme «gentil» et «poli».
L'Obs rapporte néanmoins des frustrations dues à son handicap. Mickaël Harpon était en effet atteint de surdité et souffrait des railleries de ses collègues, dont certains le surnommaient «Bernardo», prénom du majordome sourd et muet de Zorro.
En outre, selon des sources policières de la préfecture de Paris, qui connaissaient bien le tueur, l’épouse de ce dernier aurait confié que son mari, quelques jours avant les faits, avait réuni sa famille à son domicile de Garges-lès-Gonesse pour lui annoncer son «départ». Un élément qui donne un peu plus de crédit à la piste d'un acte prémédité. Ce sera à l'enquête de le déterminer avec certitude.

Source français. RT

Cameroun : l'opposant Maurice Kamto libéré

L'opposant camerounais était en prison depuis janvier dernier.
Il était poursuivi pour "insurrection, hostilité à la patrie, incitation à la révolte", entre autres charges, pour avoir appelé à des manifestations contre la réélection de Paul Biya à l'élection présidentielle de 2018.
Ce samedi, le tribunal militaire de Yaoundé doit statuer sur l'arrêt des poursuites judiciaires contre certains responsables de l'opposition.
Lors du dialogue national, qui s'est déroulé cette semaine au Cameroun, Paul Biya a ordonné la libération de plus de 300 détenus.
M. Kamto, arrivé deuxième à la présidentielle d'octobre 2018, conteste la réélection de M. Biya. Il avait été arrêté et emprisonné en même temps que plusieurs de ses partisans.
Lui et plus de 90 militants de son parti étaient poursuivis par la justice militaire, notamment pour "insurrection".
Leur procès s'était ouvert le 6 septembre et devait reprendre mardi prochain.

Source BBC

Forum de Niamey: les chefs d'État disent non à un troisième mandat présidentiel


La limitation des mandats des chefs d'État était au menu d'un forum de trois jours qui réunissait d'anciens présidents africains à Niamey, au Niger, et qui s'est terminé le 4 octobre.

Sujet brûlant, la limitation des mandats présidentiels a été débattu pendant trois jours à Niamey, au Niger, à l'occasion d'un forum consacré à la consolidation de la démocratie en Afrique.
D'anciens chefs d'État ont participé à la rencontre, qui s'est terminée ce 4 octobre. Parmi eux, on comptait notamment Mahamane Ousmane du Niger, Nicéphore Soglo du Bénin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Catherine Samba-Panza de Centrafrique et Amos Sawyer du Liberia.
Les participants ont dit « non », à l'unanimité, à un troisième mandat présidentiel. « La suppression de la limitation du mandat sape la conscience des populations et accroît la concentration du pouvoir entre les mains d'une minorité », peut-on lire dans la « déclaration de Niamey ».
Question « taboue »
La seule Centrafricaine présente, Catherine Samba-Panza, ancienne cheffe d'État de transition, estime qu'il faut vaincre les résistances et les tabous. « C’est une grande évolution d’avoir organisé un sommet sur cette question jusque-là taboue et que personne n’abordait de manière ouverte », a-t-elle déclaré.
Sans les citer nommément ou donner des leçons, le président béninois Nicéphore Soglo a conseillé à ceux qui s’accrochaient encore de savoir partir à temps. « Je crois que c’est le bon sens pour eux-mêmes », estime-t-il.
L’alternance démocratique est le crédo du président nigérien Issoufou Mahamadou. Sa promesse de s’en aller en 2021 a été saluée et encouragée.
« Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu », a-t-il affirmé. Si elle se concrétise, il s'agira d'une première dans l’histoire du Niger depuis l’indépendance

Trump la fin ?

Destitution: les SMS compromettants ne semblent pas ébranler Donald Trump


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Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse, à Washington, le 4 octobre 2019. Andrew Caballero-reynolds / AFP

           

Confortés par une série de SMS montrant que la diplomatie américaine a conditionné une rencontre du président ukrainien à l'ouverture d'une enquête de Kiev sur les Biden, les démocrates accélèrent leur enquête visant à destituer le président Trump. Ils ont transmis à la Maison Blanche une injonction officielle exigeant la remise de documents d'ici le 18 octobre.

Aux États-Unis, les démocrates poursuivent leur enquête dans le cadre de la procédure de destitution du président Trump. Ils doivent entendre ce vendredi à huis clos l’inspecteur des services de renseignements. Michael Atkinson a été le premier à alerter le Congrès sur la plainte déposée par un lanceur d’alerte sur le coup de téléphone entre le président américain et son homologue ukrainien.
Jeudi soir, après avoir entendu Kurt Volker l’ancien envoyé spécial de l’administration américaine en Ukraine, les élus démocrates ont révélé de nouveaux éléments à charge contre l'administration : des textos échangés entre des diplomates américains et les autorités ukrainiennes. Ces textos évoquent directement les pressions exercées par l'administration américaine sur l'Ukraine.
Ces SMS sont particulièrement troublants : le premier a été envoyé par Kurt Volker à un conseiller de la présidence ukrainienne juste avant le coup de fil litigieux entre les deux chefs d’État..On peut y lire ceci :  « Entendu de la Maison Blanche. Si président Zelenskiy convainc Trump qu'il va enquêter, nous trouverons une date pour une visite à Washington ».
Dans un autre message rédigé le 1er septembre, Bill Taylor, le chargé d’affaires américain en Ukraine s’interroge : « Est-ce que nous disons maintenant que l’aide militaire à l’Ukraine et la visite à la Maison Blanche sont conditionnées par l’ouverture d’une enquête ? ». Et une semaine plus tard, il s’inquiète dans un SMS envoyé à l’ambassadeur américain pour l’Union européenne : « Je pense que c’est fou de conditionner l’aide militaire à un coup de main dans une campagne électorale ». Sentant sans doute le danger venir, le diplomate lui répond « Cessons ces échanges de textos, appelle-moi ».
Les textos échangés entre les diplomates américains montrent aussi l’implication de Rudolf Giuliani, l’avocat personnel du président dans les pressions exercées sur l’Ukraine. Enfin, selon le New York Times, deux des principaux envoyés du président Trump en Ukraine ont rédigé une déclaration pour le président Zelenskiy, après le coup de fil entre les deux chefs d’État : ce texte aurait engagé l'Ukraine à poursuivre les enquêtes demandées sur ses rivaux politiques.
Ces révélations ne semblent pas ébranler Donald Trump
Le président américain s’en tient à une ligne de défense : il affirme avoir agi non pas pour nuire à son adversaire politique Joe Biden, mais pour lutter contre la corruption. « Je me fiche de la politique », vient-il encore de déclarer sur la pelouse de la Maison Blanche, en ajoutant : « mais j’ai le devoir, l’obligation de lutter contre la corruption ».
Donald Trump se présente donc en héros de la lutte contre les malversations. Mais à un journaliste qui lui demandait si dans le cadre de ce nouveau combat, il avait déjà tenté d’obtenir des informations sur quelqu’un qui ne serait pas un adversaire politique le président a répondu : « Euh, je ne sais pas il faudra que je vérifie...».
Pour le président américain, il n'y a rien de répréhensible dans les échanges qu'il a eus avec le président ukrainien. Il sait également qu'il peut compter sur la majorité républicaine au sénat pour bloquer sa destitution le cas échéant. 
Il a d’ailleurs appelé ses alliés à faire bloc si sa mise en accusation arrivait jusqu’à la chambre haute. Donald Trump bénéficie toujours du soutien des élus du parti républicain, même s’il est plutôt discret. La popularité du président américain reste intacte au sein de sa base électorale. Un seul élu républicain du sénat s’est exprimé avec force pour dénoncer les actions du président: Mitt Romney, un détracteur habituel de Donald Trump.
La Maison Blanche officiellement sommée de livrer des documents
Les chefs démocrates ont transmis ce vendredi une injonction officielle sommant la Maison Blanche de leur livrer des documents liés à l'affaire ukrainienne d'ici le 18 octobre.
« La Maison Blanche a refusé de collaborer, ou même de répondre, à de multiples demandes de nos commissions de remise volontaire de documents. Après près d'un mois d'obstruction, il semble évident que le président a choisi la voie du défi, de l'entrave et des opérations de dissimulation », ont-ils écrit dans un communiqué. « Nous regrettons profondément que le président Trump nous ait mis, ainsi que le pays, dans cette position, mais ses actes ne nous ont pas laissé d'autre choix que de lancer cette assignation », ont-ils justifié.
Un peu plus tôt dans la journée, les démocrates avaient réclamé que le vice-président Mike Pence leur livre des documents liés à cette même affaire d'ici le 15 octobre