Dans « Un président ne devrait pas dire ça » sorti le mois dernier, François Hollande confie avoir ordonné des assassinats ciblés de djihadistes.
« Le
Figaro » en a profité pour interviewer un spécialiste du droit de la
guerre, Bertrand Warusfel, pour savoir si la responsabilité du chef de
l’Etat pourrait être engagée.
«juridiquement, il sera compliqué de poursuivre le chef de l’État », explique-t-il, et cela pour aux deux raisons.
«Tout d’abord parce qu’en tant que chef de l’exécutif et chef des
armées, il détient la prérogative de décider de ce qui est classé secret
défense ou pas. Ensuite parce que l’information qu’il donne reste
extrêmement succincte puisqu’il ne divulgue ni l’identité des personnes
ciblées ni les éléments de contexte, qu’il s’agisse de la temporalité,
des lieux ou encore de la méthode employée », explique-t-il.
L’avocat
précise que cette révélation est « une information qui renseigne les
citoyens sur l’action de l’État. Il serait donc difficile et paradoxal
de l’accuser de compromission du secret alors que l’on reproche plutôt à
l’État son opacité en matière de défense ».
Bertrand Warusfel
précise par ailleurs que « le droit français n’autorise rien de précis
en la matière et le droit commun punit toute forme d’assassinat. Mais il
peut en aller autrement lorsque l’on se trouve en situation
d’engagement militaire hors du territoire. Dans ce cas, le code pénal
exonère la responsabilité des militaires qui usent de la force, y
compris létale, pour accomplir leur mission ».
SOURCE :legossip.net

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